Hadopi

La loi « Création et Internet » – ou « HADOPI » – vise à réprimer le partage d'œuvres culturelles sur Internet. Sur la base de dénonciations d'acteurs privés représentant l'industrie du divertissement, elle met en œuvre un dispositif de « riposte graduée », à l'issue duquel peut être prononcée une suspension de la connexion Internet des personnes soupçonnées d'actes de partage.

L'autorité administrative créée par ce texte vise à instaurer un climat de peur, intimidant les utilisateurs d'Internet afin de maintenir les modèles économiques dépassés des industries du divertissement/de majors vieillissantes. HADOPI est devenue le synonyme de l'obscurantisme des partisans d'un droit d'auteur maximaliste, complètement inadapté à l'ère numérique, qui refusent de voir que le partage est au fondement même de la culture et de la création.

Il est temps de rompre avec cette logique répressive absurde et d'abroger la loi HADOPI, pour reconnaître en droit et en fait la légitimité du partage, et explorer de nouveaux modèles de financement de la création, de l'information et des médias adaptés à l'ère numérique.

Chronologie

À venir

  • Début 2014  : Projet de loi sur la création, censé consacrer le transfert de la riposte graduée de la Hadopi au CSA.

Passé

Copywrong ou réforme du droit d'auteur… ?

Documents de référence

Citation

Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.

Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming. Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce qui leur attire de nouveaux spectateurs et les protège, à terme, contre l’oubli.

Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes.

Jacques Attali - Sur son blog, le 9 mars 2009.