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La revue de presse recense les articles de presse relatifs aux sujets de la Quadrature, compilés par ses bénévoles.
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[Telerama] L'état d'urgence et ses dérapages surveillés à  la loupe.

Les restrictions des libertés et l'étendue des moyens policiers donnent lieu à quelques crispations des autorités, surveillées par “Le Monde” et La Quadrature du Net.

C'est donc parti pour trois mois d’état d’urgence. Si ce n’est pas plus. Depuis le 14 novembre et jusqu’à fin février 2016 minimum, la France vit sous ce régime restrictif des libertés [...]

Des moyens d’action plus larges sont ainsi accordés par l’État, de quoi permettre à la police d’enquêter, d’arrêter ou de prévenir… mais qui donnent aussi un cadre à des dérapages possibles. [...]

C’est justement pour les prémunir et les dénoncer que certaines initiatives sont nées, avec en tête un « observatoire de l’état d’urgence » mis en place par Le Monde ou un document collaboratif en ligne (« Recensement des joies (ou pas) de l'état d'urgence en France ») créé par l’association de défense des libertés sur le Web La Quadrature du Net. [...]

http://www.telerama.fr/monde/attentats-du-13-novembre-l-etat-d-urgence-e...

[LaCroix] Loi sur l’état d’urgence, quelles conséquences sur le numérique

L’Assemblée nationale a adopté le 19 novembre la loi visant à prolonger l’état d’urgence de trois mois. Le texte prévoit par un amendement l’intervention contre les sites et services Web associés au terrorisme. [...]

Avec la nouvelle loi, plus besoin de prévenir l’hébergeur. Le ministre de l’intérieur peut ordonner sans aucun délai le blocage de sites Internet réputés faire l’apologie du terrorisme. Le texte modifié prévoit que « le ministre de l’intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ». Toutes les techniques peuvent être utilisées, la suppression du DSN (Système de noms de domaine) mais aussi la mise hors-service de matériel chez l’hébergeur.

« Dans les relations entre le ministère de l’intérieur et les grands hébergeurs, il y a un mélange d’obligations légales et de pression morale », souligne Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice des campagnes de l’association La Quadrature du Net. « Fermeture de comptes ou censure de sites peuvent avoir lieu sur incitation ». [...]

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Loi-sur-l-etat-d-urgence-quelle...

[LaTribune] Attentats : Valls veut rouvrir le débat sur la consultation de sites terroristes

Même si l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de punir la consultation de sites djihadistes pour ceux qui font l’objet d’une fiche de renseignement "S", Manuel Valls veut rouvrir le débat, au grand dam des défenseurs des libertés et des experts juridiques. [...]

L'idée de punir ceux qui consultent régulièrement des sites de propagande djihadiste n'est pas neuve. Nicolas Sarkozy l'a lancée dans le débat public pour la première fois après les tueries de Toulouse et de Montauban de 2012, menées par Mohamed Merah. Son objectif ? Elargir le périmètre de l'article 227-23, alinéa 5 du Code pénal, qui punit la consultation de sites pédopornographiques, en l'appliquant aussi aux sites faisant l'apologie du terrorisme. [...]

Reste à savoir si le gouvernement veut vraiment s'engager dans la voie de la pénalisation de la consultation des sites terroristes pour tous, ou s'il s'agissait simplement d'un effet d'annonce pour contenir les critiques de la droite.

http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/attentats-valls-veut-rou...

[TerraEco] "Avec le recul, les lois Pasqua paraissent toutes droit sorties du monde des Bisounours"

Ce jeudi, les députés ont voté la prolongation de l'Etat d'urgence. Les défenseurs des libertés fondamentales sont atterrés. Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice de La Quadrature du Net explique pourquoi. [...]

Perpétuer l’Etat d’urgence en tant que tel pose problème. Cela consiste à faire perdurer des mesures exceptionnelles, un système parallèle dans lequel il n’y a plus de juges. Cela revient à considérer que, pour que la police puisse faire son travail, le pouvoir des juges doit être mis en sommeil. Comme si la justice était un frein à la sécurité. [...]

On ne cesse d’opposer sécurité et liberté et on fait comme si cette opposition était naturelle. On oublie qu’à l’inverse sécurité et libertés se renforcent mutuellement. L’Etat de droit nous protège. Avoir des droits fondamentaux extrêmement bien définis et défendus constitue une garantie de sécurité. [...]

On a le sentiment que demander toujours plus de pouvoir de surveillance est un moyen d’éviter les remises en question et d’échapper aux bilans des actions passées. [...]

Notre crainte concerne l’ensemble des mesures de restriction des libertés. On est atterrés de voir que la réponse de la classe politique va uniquement dans ce sens. Il y a dans la société civile des gens qui travaillent sur le sujet, qui savent évaluer l’efficacité de ces mesures, mais on ne les écoute pas, on préfère décider dans l’émotion et l’urgence absolue. Or, à chaque fois, la politique sécuritaire grimpe d’un cran, elle ne redescend jamais… [...]

http://www.terraeco.net/Adrienne-Charmet-Alix-Quadrature,62518.html

[Rue89] Le surveillant des espions « a rendu des avis nuit et jour »

La commission de contrôle du renseignement témoigne d’une hausse de son activité depuis les attentats. Et dit tourner à plein régime. [...]

Si les espions bossent beaucoup en ce moment, ils ne demanderaient pas, néanmoins, à utiliser les mesures de surveillance les plus intrusives dans l’arsenal mis à leur disposition. [...]

Officiellement, la loi renseignement, et donc, la commission de contrôle, sont effectives depuis le 3 octobre. A en croire l’entourage de la CNCTR, la commission tournerait aujourd’hui à plein régime. [...]

Certaines nouveautés prévues dans la loi renseignement ne sont néanmoins toujours pas en activité. C’est le cas du dispositif controversé qui permet de scruter le Net français, à l’aide d’algorithmes, afin de repérer une éventuelle menace. [...]

Jean-Marie Delarue, le président de la précédente gardienne des écoutes, se montre plus que sceptique face aux attributions de cette nouvelle commission. Dans un entretien à L’Obs, il répète ce qu’il a avancé lors du débat sur la loi renseignement : il y a un affaiblissement du contrôle. [...]

http://rue89.nouvelobs.com/2015/11/18/surveillant-espions-a-rendu-avis-n...

[RT] Prorogation de l'état d'urgence : la Quadrature du Net «documente le désastre»

Alors que l’Assemblée nationale a quasiment à l’unanimité voté le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence, la Quadrature du Net s’inquiète de la portée de ce texte qui, selon elle, menace les libertés fondamentales des Français.

L’association, qui s’est déjà distinguée par sa farouche opposition à la loi dite «de renseignement» votée après les attentats de janvier, estime que «la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés».

Pour la Quadrature du Net, la prorogation de l’état d’urgence vise à «s'affranchir du principe de séparation des pouvoirs », affirmant que nombre de perquisitions administratives depuis sa mise en place n’avaient pas de lien avec le terrorisme, rejoignant par là le scepticisme du Syndicat de la magistrature, qui craint l’émergence d’un Etat policier. [...]

La Quadrature du Net, qui, pris de cours par «ce vote en sur-urgence» ne peut plus que «documenter le désastre en espérant un sursaut proche», appelle «les citoyens à marquer leur désapprobation auprès de leurs représentants de manière très claire» afin que leurs libertés ne soient pas sacrifiées. [...]

https://francais.rt.com/france/10712-prorogation-letat-durgence--quadrature

[NextInpact] Sécurité, liberté, fraternité : les députés adoptent la loi sur l'état d'urgence

« La sécurité est la première des libertés » s’est délesté Manuel Valls lors de la présentation du projet de loi sur l’état d’urgence, adoptée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. La petite phrase, partagée aussi par le Front national, laissait augurer plusieurs mesures touchant aux nouvelles technologies [...]

Comme on pouvait s'y attendre, hier en commission des lois comme aujourd'hui dans l’hémicycle, Internet a été plusieurs fois pointé du doigt. Selon Jean-Christophe Lagarde, c’est le premier vecteur du terrorisme. Pour Roger-Gérard Schwartzenberg, il « joue un rôle bien plus important que les mosquées elles-mêmes dans l’endoctrinement, le recrutement et la provocation au terrorisme ». D’après Christophe Poisson, « les réseaux sociaux, les sites internet, les blogs propagent eux aussi des messages favorisant le recrutement ou incitant à commettre semblables actions  ». [...]

[D]ans l’hémicycle, poussé par la droite, l’actuelle majorité a voté une nouvelle version du blocage administratif des sites incitant ou provocant au terrorisme, proposée par l’opposition. [...]

Un dernier point est passé comme une lettre à la poste aujourd’hui, très peu remarqué. C’est la possibilité pour le gouvernement de décider de la dissolution d’un groupement de fait (un groupe de personnes) ou de droit (une association, une entreprise, etc.) durant les trois mois de l’état d’urgence, mais également de surveiller au-delà sa non-reformation via les outils de surveillance de la loi sur le Renseignement (voir nos explications détaillées).

Autre joyeuseté : cette dissolution pourra être décidée dès lors qu’un trouble grave à l’ordre public sera imputé à ce groupe de personnes, quand bien même ce trouble serait sans aucun rapport avec les motifs qui ont justifié l’état d’urgence (les attentats terroristes). Joli non ?

http://www.nextinpact.com/news/97394-securite-liberte-fraternite-deputes...

[Note de la RP : communiqué sur La Quadrature du Net sur ce sujet "État d'urgence : l'État policier pour éluder tout bilan critique"]

[CourrierInternational] Surveillance. La mort définitive de la vie privée sur Internet

François Hollande a annoncé l’application de l’état d’urgence aux évolutions technologiques et plusieurs adaptations de la nouvelle loi sur le renseignement. Autant de mesures qui portent un coup fatal aux libertés fondamentales, selon ce journaliste suisse. [...]

Concrètement, en quoi consisteraient ces nouvelles dispositions appliquées à Internet ? Si les scénarios sont multiples, ils s’achemineraient tous vers un allégement de l’encadrement prévu dans la mise en œuvre des outils de surveillance et d’interception des communications prévus par la récente loi française sur le renseignement. Pour rappel, cette dernière valide le principe de la surveillance massive des communications électroniques avec l’assistance des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès Internet. [...]

Pour l’heure, il ne s’agit que d’un cadre général mais ces propositions de modifications portent un coup fatal aux libertés fondamentales sur Internet et à leurs défenseurs, qui s’étaient mobilisés dans le sillage des révélations d’Edward Snowden sur les méthodes de surveillance de la NSA. Depuis le 13 novembre 2015, leurs revendications semblent bien vaines face à des Etats qui pactisent, sans rougir, autour de la surveillance totale. Dans l’ère post-attentats de Paris, la lutte contre l’Etat islamique passe aussi par une guerre contre les technologies de cryptage et leur démocratisation. [...]

Pour les défenseurs des libertés sur Internet, ces attaques contre la vie privée ne servent qu’à justifier des méthodes de surveillance controversées. Ils continuent de souligner que permettre aux autorités de disposer d’un accès spécial dans les communications chiffrées ne ferait que réduire la sécurité en ligne de manière générale. Cela signifierait également, selon eux, que les journalistes ou les personnes vivant sous des régimes autoritaires perdraient un moyen de pouvoir communiquer librement.

Les grands acteurs de la Silicon Valley que sont les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple) rejetaient jusque-là les demandes d’accès aux données cryptées dans le cadre d’enquêtes importantes. Mais la donne pourrait changer s’il est avéré que les terroristes conversent par le biais de ces outils. Il y a de multiples raisons de se souvenir du 13 novembre 2015. Les kamikazes n’ont pas seulement massacré 129 personnes, ils ont enterré notre vie privée.

http://www.courrierinternational.com/article/surveillance-la-mort-defini...

[Liberation] Après les attentats, les défenseurs des libertés inaudibles

[Les] associations de défense des libertés et opposants aux récentes lois sécuritaires cherchent comment faire entendre une autre voix dans le contexte né des attaques. [...]

«On est dans un moment où il est très difficile de dire qu’il faut se poser des questions, explique à Libération Laurence Blisson, la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche). [...] Lundi, le communiqué du SM, suite à l’intervention du chef de l’Etat au Congrès, a provoqué la fureur du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), qui l’a qualifié d’«allié objectif de tous les terrorismes». [...]

«La rhétorique de l’état d’urgence, de la guerre, est assez dangereuse parce qu’elle conduit à ce qu’il n’y ait pas de remise en question, s’alarme de son côté Adrienne Charmet-Alix, chargée des campagnes de l’association la Quadrature du Net. Il faut de la transparence, une réflexion large, qui associe la société civile, et qui reprenne tous les problèmes : la stratégie géopolitique, les accords économiques avec certains pays, le modèle de société qu’on a en France, l’efficacité des services de renseignement…» Or, avec la révision annoncée de la Constitution, «il y a une rapidité, une ambiance qui fait qu’aucune discussion n’est possible». [...]

«Il y a un moment où les démocraties risquent de s’abîmer à alimenter la surenchère sur des dispositifs de sécurité de moins en moins contrôlés par les citoyens et les institutions, sans qu’il soit prouvé qu’ils aient fait preuve d’efficacité», avertit Pouria Amirshahi. Même écho du côté d’Amnesty International : «Pour nous, c’est une question de conviction et d’expérience sur les quinze dernières années : les mesures d’exception qui vont à l’encontre des libertés publiques ne permettent pas de lutter efficacement contre le terrorisme, avance Nicolas Krameyer. Les états d’exception qui se pérennisent, c’est l’Etat de droit qui est mis à mal.» Lui aussi appelle à un large débat : «Il va bien falloir s’interroger sur ce qui a permis que de tels actes soient commis.»

http://www.liberation.fr/france/2015/11/19/l-inaudible-defense-des-liber...

[NextInpact] Attentats : aux États-Unis, Edward Snowden et le chiffrement accusés d'être responsables

Alors que la France se prépare à faire évoluer sa constitution pour l’adapter au contexte douloureux des évènements du 13 novembre, certains officiels américains n’ont pas tardé à réagir sur la tragédie en désignant une cible toute trouvée : Edward Snowden. Le lanceur d’alerte est accusé d’avoir permis aux terroristes de passer sous les radars du renseignement. [...]

La question du chiffrement est au cœur de tous les débats car elle illustre à elle seule la complexité qu’il y a à placer une juste position du curseur entre sécurité et respect de la vie privée. D’un côté, des populations qui n’ont guère envie que leur vie soit intégralement connue des services de renseignement, via notamment la surveillance des communications. De l’autre, des forces de l’ordre parfois bloquées dans leurs enquêtes et des services de renseignement face à une hausse des communications chiffrées. [...]

Pour James Woolsey, ancien directeur de la CIA, Snowden a tout simplement « du sang sur les mains ». L’actuel directeur de l’agence, John Brennan, a déclaré lundi que l’ensemble des « divulgations non autorisées de ces dernières années » avait notablement rendu la traque des terroristes « beaucoup plus difficile ». [...] Même le maire de Londres, Boris Johnson, accuse le lanceur d’alerte d’avoir littéralement appris aux terroristes « comment éviter d’être pris ». [...]

Les réactions se font à chaud sans attendre qu’une base factuelle soit établie pour les outils réellement utilisés. Mais pour les tenants de la surveillance globale, le contexte fournit un terrain fertile. Michael Morell, ancien responsable de la CIA et participant à l’émission Face the Nation dimanche, a ainsi résumé la situation : « Nous avons eu un débat public. Ce débat a été défini par Edward Snowden, n’est-ce pas, et par l’inquiétude sur la vie privée. Je pense que nous allons avoir un autre débat à ce sujet. Il sera défini par ce qui s’est passé à Paris ». [...]

http://www.nextinpact.com/news/97357-attentats-aux-etats-unis-edward-sno...

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