riposte graduée

Paquet Télécom : Guy Bono contre « les amendements liberticides »

" Depuis la résolution du Parlement européen du 10 avril dernier condamnant le principe de la riposte graduée, on assiste à des attaques tout azimut des grandes majors du disque qui essayent de faire passer en force leurs propositions liberticides, économiquement infondées et à contresens de l'histoire du numérique".

Guy Bono s'inquiète en particulier d'un amendement du rapporteur pour avis M. Mavromatis (PPE, GRE) visant légaliser les spyware des grandes majors.

Vie privée : l'industrie du film pirate le droit européen

Paris le 13 mai 2008 - La Quadrature du Net s'inquiète d'amendements dangereux pour la protection de la vie privée déposés par les rapporteurs de la commission Culture du Parlement Européen. Ils s'incrivent dans le cadre de l'examen de deux propositions de directives-cadres connues sous le nom de « Paquet Télécom »[1].

Tribune de Pedro Martínez, procureur, Madrid

La Quadrature du Net

Par Pedro Martínez, procureur au parquet de Madrid, 5 mai 2008

« Nous pensons cependant que ce processus est imparable. De même que la bourgeoisie a signifié la fin de l'aristocratie, le nouveau paradigme finira par s'imposer, et les nouveaux inquisiteurs ne parviendront pas à l'arrêter. »


Soutiens internationaux pour la Quadrature du Net

Paris, 28 avril 2008 - Les fondateurs de la Quadrature du Net sont heureux d'annoncer le soutien de 15 organisations non gouvernementales françaises,européennes et internationales, dont l'Electronic Frontier Foundation, l'Open Society Institute et Privacy International.

La Quadrature du Net, tribune libre, diffusion encouragée

Par Christophe Espern, fondateur de l'initiative La Quadrature du Net, membre du Conseil d'Orientation du Forum des Droits sur l'Internet.

Le Parlement débattra bientôt d'un projet de loi « relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ». Ce projet reprend les recommandations formulées par Denis Olivennes, alors PDG de la FNAC. L'une des mesures phares consiste à sanctionner une violation répétée du droit d'auteur en coupant l'accès à Internet du foyer.

Dessin de la semaine 20 - "Sarkozy & Carla" - Mermadon

Cette semaine, Mermadon dessine la "riposte graduée" vue depuis l'Espagne : Nicolas Sarkozy au service des majors du disque...

« Sarkozy & Carla » par Mermadon - Copyleft (CC BySa)

Exclusif : la version du projet Olivennes soumise au Conseil d'État

NB : une analyse du texte est disponible ici

Paris, le 6 mai 2008. La Quadrature du Net s'est procuré la version du projet de loi Olivennes actuellement étudiée par le Conseil d'État.[1] Cette version confirme l'extrémisme de ses rédacteurs.

Répression numérique : l'industrie du disque demande l'impossible

Paris le 30 avril 2008. Hier, Hervé Rony, porte-parole du SNEP, le syndicat du disque, déclarait qu'« il ne serait pas acceptable » que la "riposte graduée" ne soit pas examinée avant l'été, et que si la loi Olivennes instaurant ce dispositif était votée avant fin juillet, ce « serait un peu tard ».

La Quadrature du Net rappelle au gouvernement et au SNEP qu'on ne légifère pas à la va-vite sur des sujets aussi importants que la régulation des libertés publiques sur le net et le développement de l'économie numérique... et que « les caisses sont vides »

Dessin de la semaine 18 - " Détruit " - LL de Mars

Le talentueux LL de Mars nous livre cette semaine sa vision de la « Riposte Graduée » avec le cynisme grinçant qui le caractérise : Détruit !

Économie numérique : la tête ou la queue ?

Après avoir dépouillé le vote des eurodéputés français, la Quadrature du Net a analysé le vote du 10 avril 2008 par pays et l'a croisé avec l'indice NRI. Il apparaît clairement que le projet français de riposte graduée, voulu par Nicolas Sarkozy, a été condamné par les pays les plus prompts à s'adapter à l'économie numérique.

1/3 des 18-34 ans a déjà emprunté un accès Wi-fi

Le magazine Network World rapporte (cliquez ici pour lire l'article) qu'une étude réalisée par Accenture révèle que 12% des personnes interrogées se sont déjà connectées à une installation Wi-Fi non sécurisée. Près d'1/3 des 18-34 ans a déjà "emprunté" un accès wi-fi. Cette étude en rejoint une autre de 2007 réalisée par RSA Security qui montrait que 29% des spots wi-fi d'entreprises n'étaient pas sécurisés à Paris.

Ceci confirme ce que pointait le professeur Jean Cédras dans son rapport, « ces facilités techniques constituent le talon d’Achille de la responsabilisation de l’abonné pour le téléchargement ». D'autant plus qu'à côté de ces bornes non sécurisées, on trouve toutes les bornes ouvertes volontairement (bars, restaurants, espace publics numériques,...) comme l'a rappelé Christophe Espern dans sa dernière interview France-Info.

Analyse du vote du 10 avril

L'étude des votes fait apparaître que, contrairement à ce que prétendent le cabinet de Christine Albanel et l'industrie du disque, les eurodéputés ont massivement rejeté le projet français de riposte graduée le 10 avril 2008. Il est aberrant que le cabinet de la ministre de la Culture qualifie ce vote de « hors-sujet » et explique à la presse qu'il n'en tiendra pas compte.

Le Parlement Européen rejette la riposte graduée

Le Parlement européen a adopté ce matin une résolution qui engage les États membres - donc la France - « à éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à internet ». Ce vote démontre que le dispositif de riposte graduée que Nicolas Sarkozy souhaite voir adopter en France rapidement, pour qu'il soit étendu au niveau européen pendant la présidence française de l'UE, est considéré comme contraire aux droits fondamentaux par une majorité de députés européens.

Pas de chasse aux internautes par des sociétés privées en Italie

L'autorité de protection des données à caractère personnel italienne a affirmé, dans un communiqué de presse du 13 mars 2008, que les sociétés privées ne pouvaient légalement surveiller le trafic peer to peer pour identifier et poursuivre les utilisateurs de ces réseaux.

Cette position de l'autorité italienne fait suite à l'affaire Peppermint dans laquelle une société allemande avait mandaté une entreprise suisse afin de récolter les adresses IP de personnes mettant à disposition des oeuvres protégées dont elle était le titulaire des droits.