Revue de presse

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La revue de presse recense les articles de presse relatifs aux sujets de la Quadrature, compilés par ses bénévoles.
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[Euronews] Europarl Hackathon : 48h pour libérer les données du Parlement européen

Un hackathon fait surgir des images fantasmées de jeunes hackers shootés au café, les yeux rouges d’une nuit blanche passée à s’introduire illégalement dans des sites. La réalité est beaucoup plus prosaïque. Un hackathon réunit des développeurs avec, selon le but recherché, d’autres profils complémentaires, pour réaliser un projet dans un temps donné — 24h ou 48h en général. Certains hackathons sont de véritables compétitions avec prix à la clé, d’autres sont plus militants, comme cet Europarl Hackathon, avec le bien commun en ligne de mire. […]

A l’autre bout de la salle, Thomas Bouchet de La Quadrature du Net retourne, avec un bénévole de l’association, l’outil Memopol dans tous les sens pour l’améliorer. […]

Une préoccupation lie la majorité des participants. Elle s’affiche sur les autocollants qui couvrent les coques des ordinateurs portables et traverse toutes les conversations : l’open data. Des données accessibles au public, dans un format numérique réutilisable, sous licence ouverte. Pour ces amoureux du logiciel libre, c’est presque une seconde nature. Ils sont nombreux aussi à croire que cela est un élément fondamental et désormais possible de la transparence politique et donc de la démocratie. Qu’il s’agisse de Democracy International, Transparency International, La Quadrature du Net ou Access Info, tous expliquent que l’accès aux données publiques et notamment des institutions européennes est une question de liberté d’information. […]

http://fr.euronews.com/2014/01/29/europarl-hackaton-48h-pour-liberer-les...

[TomsGuide] Un site pour sauver la neutralité sur Internet

La Commission européenne a soumis une proposition à l’étude des députés européens, qui prévoit notamment quelques changements substantiels concernant la neutralité sur Internet et l’usage du Net en Europe. La Quadrature du Net, qui participe au site SaveTheInternet.eu, dénonce des mesures qui vont « réduire la liberté d’expression sur Internet, augmenter les prix et entraver l’innovation ». […]

Ce site dénonce plusieurs effets retors que pourrait avoir cette proposition sur l’usage d’Internet en Europe, et notamment sur la Neutralité du réseau. Parmi eux, on trouve notamment le risque de voir les frais de connexion varier en fonction des services utilisés par l’Internaute : une personne qui passe plus de temps sur YouTube ne paierait pas le même prix qu’une autre utilisant plutôt Wikipédia ou Facebook. Cela découle d’un règlement proposé par la Commission, qui prévoit d’autoriser les fournisseurs d’accès à facturer des frais supplémentaires en fonction des habitudes de leurs abonnés. […]

La commission Industrie du Parlement européen doit amender cette proposition le 27 février prochain [Note : le vote a été reporté, probablement au 18 mars]. D’ici là, le collectif invite « chaque citoyen européen soucieux de l’avenir d’Internet » à « contacter les membres du Parlement européen et faire entendre sa voix ».

http://www.tomsguide.fr/actualite/neutralite-internet,40211.html

[DivergenceFM] Jérémie Zimmermann : La Quadrature 2.0

Émission Divergence numérique diffusée le 26 janvier 2014 sur Divergence FM avec Jérémie Zimmermann, cofondateur de La Quadrature du Net.

http://divergence-fm.org/EMISSIONS-310/societe/divergence-numerique/arti...

[Atlantico] Ayrault veut garantir l'inviolabilité des correspondances électroniques

Pour prémunir la France contre de nouvelles surveillances de la NSA ou de toute autre entité, le Premier ministre compte s'appuyer sur le volontariat des entreprises. Jean-Marc Ayrault veut garantir l'inviolabilité des correspondances électroniques mais crypter nos messageries sera loin de suffire… […]

Jérémie Zimmermann : Ce terme "d'inviolabilité" est absurde, et démontre une profonde incompréhension des réalités de la cybersécurité. Tout est "violable", cela dépend des ressources investies […]. Par ailleurs, tant que les utilisateurs continueront d'aller stocker toutes leurs vies et leurs données chez Google ou Facebook, cette "inviolabilité" sera un doux rêve. […]

Il est de nombreuses choses à faire changer dans nos comportements, de nombreuses technologies a développer en ce sens, mais il ne me semble pas que c'est ce que propose Jean-Marc Ayrault. […] Certes, les pouvoirs publics pourraient aider, en promouvant et en accompagnant le développement de ces technologies qui rendent les individus plus libres et plus autonomes, en accompagnant ces évolutions de mentalités... mais cela prendrait du temps, bien au-delà d'un tel effet d'annonce. […]

http://www.atlantico.fr/decryptage/jean-marc-ayrault-veut-garantir-invio...

[LeFigaro] Les webcams de millions d'utilisateurs Yahoo! sous surveillance

L'agence de surveillance britannique GCHQ serait à l'origine de cet espionnage, avec l'aide de son pendant américain la NSA. Le groupe Yahoo! a fait part de sa colère, évoquant «un niveau sans précédent de violation de la vie privée» de ses utilisateurs. [...]

«Optic Nerve», encore actif en 2012, visait en particulier les services de communication de Yahoo! car l'agence britannique avait remarqué que certaines de ses cibles les utilisaient pour échanger des informations. Le programme n'opérait aucune discrimination: il collectait «en vrac» des images, que les internautes fussent des suspects ou non, et sauvegardait une image toutes les cinq minutes. L'objectif affiché? Expérimenter la reconnaissance faciale automatique afin de surveiller des cibles actuelles du GCHQ, mais aussi en repérer de nouvelles. «Les meilleures images sont celles où la personne est face à la caméra avec le visage bien droit», décrit même un des documents du GCHQ cité par The Guardian. L'utilisation de ces données passait par un outil informatique de la NSA, mais les documents auxquels le quotidien a eu accès ne précisent pas jusqu'à quel point l'agence américaine avait accès aux informations récoltées via les webcams. [...]

http://www.lefigaro.fr/international/2014/02/27/01003-20140227ARTFIG0040...

[ManièreDeVoir] Souriez, vous êtes surveillés

Édito du bi-mensuel Manière de voir nº 133, de février-mars 2014, consacré à surveillance.

Tout le monde le fait
Par Maurice Lemoine

Lorsque, voilà deux décennies, un Digicode a remplacé la concierge qui, cerbère embusqué derrière le rideau de sa loge, surveillait l'escalier, vous avez soupiré, soulagé : vos allées et venues et fréquentations allaient enfin passer inaperçues. Erreur funeste. Au quotidien, l'historique de l'utilisation de vos cartes de crédit, comptes en banque, dossiers médicaux, fiches de paye, casiers judiciaires, relevés d'appels téléphoniques figurent désormais dans des dizaines de bases de données sur lesquelles vous n'avez aucun contrôle - sachant qu'il est presque impossible d'y corriger des informations erronées.

Partout où vous passez fleurissent les caméras : dans des halls d'immeuble (nous y revoilà), les rues, les parkings, les transports en commun, les boutiques, voire sur des drones destinés – bien sûr ! – à « déjouer les actes terroristes »… mais aussi et surtout à surveiller les manifestations et les banlieues.

Un conseil : pour peu que vous ne soyez pas encore au chômage, demeurez soumis. D'après la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), le nombre de plaintes liées à la « vidéoprotection » et à d'autres techniques de « flicage » sur les lieux de travail ne cesse d'augmenter : pour ne citer que quelques marques connues, un centre commercial Edouard Leclerc, Ikea, Quick et Euro Disney ont été épinglés pour avoir espionné leurs salariés1.

Résolument moderne, vous vivez rivé à l'écran de votre « ordi ». Là, n'étant concerné ni par les messages à connotation terroriste ou raciste, ni par ceux qui prônent la consommation de drogue ou d'images à caractère pédophile, vous pensez ne rien risquer. Adepte de la proximité et des contacts humains, vous vous contentez de fréquenter les réseaux dits sociaux et, en consommateur avisé, de pratiquer le e-commerce, qui n'a plus de secrets pour vous. Malheureusement, vous n'en avez pas non plus pour lui.

Vos nouveaux « amis intimes » – Google, Facebook, Twitter, Amazon, eBay, etc. – stockent et traitent l'ensemble des informations liées à vos requêtes et visites de leurs sites ; ils connaissent mieux que vous vos orientations politique et sexuelle, votre confession religieuse, vos amitiés, vos lectures, vos achats, le lieu rêvé de vos vacances, votre addiction au tabac ou au whisky. Ces sympathiques partenaires de métamorphosent en lobbyistes féroces auprès du Parlement européen si d'aventure, comme le 21 octobre 2013, vous prétendez reprendre le contrôle de vos données personnelles, ou exigez d'avoir à donner votre « consentement explicite » à qui souhaite les piller2.

En citoyen informé, vous avez bien sûr suivi le feuilleton du moment : les révélations de M. Edward Snowden sur les écoutes planétaires de la National Security Agency (NSA) et des services de renseignement américains. Au nom de la lutte contre le terrorisme – et tout autant de l'espionnage des stratégies industrielles et politiques des pays ennemis et amis ! –, nul n'y a échappé : trente-cinq chefs d'État, les ministères, les ambassades, les institutions internationale – Union européenne, Nations unies, Banque mondiale – et même… vous ! À Paris, à Bruxelles, après quelques accès de « colère » et d' « indignation », nos représentants se sont tus et, à de rares exceptions près – des eurodéputés, la commission européenne à la justice Viviane Reding –, n'ont même pas envisagé de réagir en stoppant les négociations du partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement (Trans-atlantic Trade and Investment Partnership, TTIP).

Il est vrai qu'entre-temps, les États-Unis ont contre-attaqué avec un discours d'une grande simplicité : « Tout le monde le fait ! » Exact. Si, de notoriété publique, les services de renseignement anglo-saxons (et israéliens) collaborent avec la NSA, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, plus discrètement, le fait également. Promulguée le 19 décembre 2013, la loi de programmation militaire comporte un article 20 qui, traitant de l'« accès administratif aux données de connexion », prétend étendre la possibilité de se procurer les métadonnées des internautes sans passer par l'autorité judiciaire.

Mis en cause pour la complicité des géants de l'Internet dans cette surveillance globale, M. Vinton Cerf, vice-président de Google, s'est contenté de rétorquer : « La vie privée peut être considérée comme une anomalie3. »

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/133/

[ActuaLitté] Industries culturelles : une expropriation de la démocratie

Il y a bien longtemps que les questions relatives au droit d'auteur ne peuvent plus être abordées en France avec la sérénité nécessaire à un vrai débat démocratique. Les remous provoqués par la consultation lancée par la Commission européenne à propos de la réforme du droit d'auteur constituent une nouvelle illustration de la dégradation de la situation. […]

Plusieurs associations et organisations se sont mobilisées pour faciliter la participation et la contribution des citoyens. Quoi de plus normal sur un sujet comme le droit d'auteur que des organisations agissent pour répondre à une consultation […], et n'est-il pas naturel pour intervenir dans un débat public d'exposer publiquement ses arguments, en sollicitant l'adhésion des citoyens ?

Mais cela n'a pas été l'avis des représentants des titulaires de droits et notamment de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). […] [qui] accuse ni plus ni moins des organisations comme le Parti Pirate ou La Quadrature du Net de "manipuler les citoyens". […] Habituées depuis des années à ce que ces question se traitent dans le confort d'une connivence feutrée avec les rouages du pouvoir, ces structures [SACD, SNE] paniquent facilement lorsqu'elles sentent que les débats se déplacent sur la place publique […]

La meilleure manière de répliquer à tant d'arrogance consiste à répondre à la consultation de la Commission. Que vous soyez ou non d'accord avec les propositions de La Quadrature du Net, à vrai dire peu importe. L'essentiel, c'est de montrer à la Commission, mais aussi aux ayants droit, que le droit d'auteur est à nouveau une question politique au sens noble du terme qui ne doit plus être traitée dans l'obscurité. […]

http://www.actualitte.com/societe/industries-culturelles-une-expropriati...

[Libération] L'après-Snowden : reprendre en main son informatique

Tribune de Frédéric Couchet et Lionel Allorge, de l'April (association francophone de promotion et défense du logiciel libre) initialement publiée dans Libération le 25 février 2014

Que nous révèle Edward Snowden ? Tout d'abord que, contrairement à ce que tendraient à faire croire les glapissements indignés de l'administration américaine, ce n'est pas une affaire d'État, mais l'affaire de tous les États. La faiblesse, voire l'absence, des réactions diplomatiques montre assez que Prism et sa galaxie de programmes de surveillance, si elles se sont construites sous l'égide de la NSA, constituent aujourd'hui en réalité une Bourse mondiale d'échanges de données personnelles à laquelle tous les alliés des États-Unis participent de très près ou d'à peine plus loin. Répétons-le, Prism et consorts ne sont pas le fait d'un État mais des États. Demain la NSA chinoise aura certainement remplacé la NSA américaine, mais si nous, citoyens, n'y mettons pas un frein, demeurera cette compulsion démente et obscène de mettre un œil derrière chaque trou de serrure numérique. En France, le vote de l'article 13 de la loi de programmation militaire, passant outre aux avis défavorables de la Cnil et du Conseil national du numérique, vient récemment d'illustrer cette tendance. Ainsi, ce n'est pas tant à un débat sur les équilibres géostratégiques que nous invite l'affaire Snowden, qu'à une réflexion sur notre rapport d'utilisateur citoyen à la technologie, et à l'informatique en particulier.

Car si nous ne pouvons pas faire totalement confiance à nos gouvernements, pouvons-nous au moins faire confiance à nos smartphones, à nos ordinateurs, à nos applications, aux services hébergés centralisés ? Ici aussi, malheureusement, la réponse est « non ». Les informations dévoilées par Edward Snowden montrent que les innombrables intrusions de la NSA n'ont été possibles qu'à cause de la faible résistance, voire de failles volontairement aménagées dans de grands programmes privateurs. Notre informatique s'est donc comportée de façon déloyale à notre égard, souvent de manière délibérée, communiquant à notre insu des informations que nous considérions de l'ordre du privé.

Ceci posé, à quoi ressemblerait une informatique en laquelle nous pourrions avoir confiance ? Le mécanisme qui établit une informatique de confiance n'est pas différent de celui qui règle une société démocratique moderne. Il repose essentiellement sur le droit de vote, associé à l'accès à une information objective. Le logiciel libre, qui monte en puissance dans un parc informatique mondial dominé par Microsoft Windows, est le seul à obéir à ces principes : le code qui le compose est accessible à tous et ses modifications sont décidées de manière collégiale par une communauté de développeurs. L'installation d'une porte dérobée (backdoor) par la NSA dans le code source d'un logiciel libre n'est théoriquement pas impossible, mais elle demeurera toujours bien plus improbable qu'au sein d'un programme privateur dont le code est tenu secret.

Cette garantie d'intégrité de nos systèmes informatiques est le premier stade et de loin le plus vital pour la préservation de notre vie privée. Car de l'aveu d'Edward Snowden lui-même, dans un récent chat avec les lecteurs du Guardian : « Le chiffrement fonctionne [...]. Malheureusement, la sécurité au point de départ et d'arrivée [d'un courriel] est si dramatiquement faible que la NSA arrive très souvent à la contourner. » Il ne sert donc à rien de chiffrer un message pendant son acheminement de A vers B, si A et B sont des systèmes privateurs incapables de garantir l'intrusion d'un tiers…

Le Web a 25 ans, l'informatique personnelle, 30. Non sans une certaine nostalgie, on peut considérer la génération qui vient de s'écouler, la nôtre, comme l'adolescence de l'informatique, une époque où les foisonnements de l'invention, la nouveauté des procédés permettent peut-être de comprendre – sinon d'excuser – le désordre qui a régné sur le plan de la protection des libertés fondamentales et du droit des consommateurs. En ces temps héroïques, les grands patrons du logiciel et du Web plaidaient – sans rire – pour une autorégulation (sic) du secteur afin, disaient-ils, de « ne pas étouffer dans l'œuf la créativité d'une industrie naissante ». Les fruits amers de cette « autorégulation » peuvent se cueillir aujourd'hui dans les fichiers Snowden, soit la plus gigantesque entreprise de fichage et de surveillance de citoyens ordinaires jamais vue sur cette planète, KGB compris. Ainsi, un quart de siècle après la chute du Mur, on peut se demander au profit de quel modèle de société ce dernier s'est écroulé : démocratie ou régime policier orwellien ?

Si Edward Snowden nous apprend quelque chose, c'est qu'il est grand temps de reprendre notre informatique en main. La balle est dans notre camp : nous pouvons ignorer l'avertissement qu'il vient de nous lancer en mettant sa vie en jeu, ou nous pouvons entamer un nouveau rapport plus adulte avec notre informatique que celui du consommateur passif. Un rapport de confiance. Faire confiance signifierait, par exemple, savoir en temps réel avec qui et pourquoi notre ordinateur communique. Ce pacte de confiance avec l'utilisateur citoyen, seul le logiciel libre a les arguments pour le garantir. Lui seul offre une transparence totale de fonctionnement, certifiée par l'audit permanent qu'effectue sa communauté d'utilisateurs et de développeurs. Aucun logiciel privateur dont le code source est dissimulé ne peut, par définition, apporter les mêmes garanties. Le logiciel libre n'est certainement pas la solution ultime et unique à cette problématique, mais il constitue une brique essentielle et nécessaire dans le combat pour les libertés.

Ceci étant dit, les solutions technologiques ont leurs limites. C'est d'une prise de conscience d'ordre politique dont nous avons besoin, au niveau des États comme au niveau individuel. Individuellement, ce choix exigera de nous quelques efforts : les logiciels privateurs se sont attachés depuis des années à infantiliser nos rapports avec l'informatique, partant du principe que moins nous en saurions, plus nous nous comporterions en clients captifs. Reprendre en main son informatique n'est pas aisé, mais c'est une démarche citoyenne indispensable, chacun devrait essayer de donner la priorité au logiciel libre.

Ce choix d'une informatique libre et loyale, il nous appartient également d'y sensibiliser nos élus afin qu'ils soutiennent, par exemple, la démarche de la gendarmerie, qui a basculé l'ensemble de son parc informatique vers le logiciel libre dès 2002, plutôt que celle de l'armée de terre, qui vient de reconduire un contrat léonin avec Microsoft dans des conditions pour le moins opaques.

Richard Matthew Stallman, à l'origine du mouvement du logiciel libre en 1983, a déclaré : « On me demande souvent de décrire les “avantages” du logiciel libre. Mais le mot “avantage” est trop faible quand il s'agit de liberté. » Il nous semble qu'il s'agit du principal enseignement que nous devrions retirer du geste héroïque d'Edward Snowden.

http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/02/24/l-apres-snowden-reprendre-...

[RadioNova] The Day We Fight Back - Jéremie Zimmermann

Émission 2H15 avant la fin du monde diffusée le 11 février 2014 sur Radio Nova avec Jérémie Zimmermann, cofondateur de La Quadrature du Net.

http://www.novaplanet.com/radionova/26996/episode-the-day-we-fight-back-...

[01net] Jean-Marc Ayrault prépare son plan numérique pour la fin 2014

Le gouvernement présentera en fin d’année un projet de loi numérique qui traitera d’économie et de libertés. Ces travaux ont été confiés à Fleur Pellerin et Christiane Taubira. Le CNNum devra rendre un avis avant l’été. [...]

Pour preuve, le report du vote sur la version finale du rapport de Neelie Kroes (sur la neutralité du net au parlement européen) qui devait avoir lieu le 24 février au Parlement européen. Pour la Quadrature du Net, la version proposée avantage les opérateurs télécoms face aux internautes.
Selon l’association, les propositions vont permettre aux opérateurs de « dégrader certains types de flux (par exemple le P2P) tout en permettant à d'autres types de flux de bénéficier d'une distribution normale ». Elles pourraient aussi leur permettre de « conclure des accords avec des fournisseurs de services Internet (par exemple YouTube ou Netflix) pour leur assurer un traitement privilégié en tant que soi-disant services spécialisés. » [...]

http://www.01net.com/editorial/614846/jean-marc-ayrault-prepare-son-plan...

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