[AFP] Internet : le texte Albanel trouble la majorité en plus de braquer la gauche

"En l'état, je ne le vote pas", affirme tout de go le jeune député UMP Lionel Tardy. L'élu de Haute-Savoie rejette la disposition centrale, à savoir la suspension de l'abonnement des internautes qui téléchargent illégalement, après deux avertissements.
"C'est une chose sur laquelle on va se bagarrer", confirme Jean Dionis du Séjour, qui veut aussi en finir avec ce qu'il appelle "une provocation vis-à-vis des jeunes" : l'article prévoyant que l'internaute devra continuer de payer son abonnement en cas de suspension, sauf s'il le résilie dans les conditions prévues par son contrat. "Il faut vraiment qu'on sorte de l'Assemblée en ayant corrigé cela", affirme le député-maire d'Agen.
Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, qui ne siège pas au Palais-Bourbon mais peut compter sur deux députés, a aussi jugé mardi "scandaleuse" la mesure d'interruption automatique d'internet prévue dans le texte.
Quels sont les rapports de force au sein de la majorité avant le début de l'examen du texte? "On n'est pas à se compter. Mais quand on explique à nos collègues les enjeux, il y a un vrai trouble", affirme M. Suguenot.
Contrairement à leurs collègues sénateurs fin octobre, les députés PS voteront contre "ce mauvais texte qui oppose les artistes à leur public", selon l'un de leurs orateurs, Patrick Bloche.
Une exception : l'ex-ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, a apporté son soutien au texte, une démarche saluée par l'UMP. "C'est notre agent à La Havane", ironise un député PS, au sujet de M. Lang, nommé "émissaire spécial" par Nicolas Sarkozy à Cuba.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iTFxEmPgPWeerfioZgRL5...