Press Review

[RDL] Frankreich: Metadatenspeicherung Vs Demokratie

In Frankreich ist infolge des globalen PRISM-Skandal ein kleineres nationales Überwachungsskandal von der Zeitung Le Monde aufgedeckt worden. Alle Verbindungsdaten (Metadaten) von Telefonate und Internetkommunikation zwischen dem In- und Ausland sollen vom Auslandsnachrichtendienst gespeichert worden sein - jedoch nicht die Inhalte der Kommunikation. Matthieu sprach mit Jérémie Zimmermann von La Quadrature du Net, einer Bürgerorganisation für freies Internet. Es geht zunächst um die Bedeutung von Datenschutz für die Freiheit des Einzelnen, aber auch für die Wahrung der kollektiven Grundrechte und der Demokratie. Jérémie Zimmermann erklärt außerdem, wie die Speicherung der bloßen Metadaten - auch ohne den Inhalt der Telefonate oder E-Mails - bereits zu viel Raum für Überwachung schafft.

Im Interview ging es außerdem darum, unter welchen Umständen das französische Überwachungsskandal zeitnah mit dem amerikanischen aufgedeckt wurde, und warum in Frankreich so wenig darüber debattiert wird.

http://www.rdl.de/index.php?option=com_content&view=article&id=21198:fra...

Version française

[Zeit] EU-Kommission will Zwei-Klassen-Internet erlauben

Die EU-Kommission will die bevorzugte Übermittlung bestimmter Inhalte durch die Internetprovider ausdrücklich erlauben. Dies geht aus einem Entwurf für die Regulierung des europäischen Telekommunikationsmarktes hervor, den das Blog netzpolitik.org veröffentlichte. Demnach haben Inhalteanbieter und Telekommunikationsprovider das Recht, miteinander Vereinbarungen zum Umgang mit Volumentarifen der Kunden und der Übertragung von Daten unterschiedlicher Qualitätsklassen zu treffen (Artikel 20, Abs. 1). […]

Netzpolitische Organisationen warfen EU-Kommissarin Kroes Wortbruch vor, da sie sich zuletzt gegen die Blockade und Drosselung von Internetdiensten ausgesprochen hatte. Die französische Organisation "La Quadrature du Net" unterstellte Kroes, den "Telekomanbietern freie Hand zur Entwicklung von Geschäftsmodellen zu geben, die unwiderruflich die Kommunikationsfreiheit im Internet untergraben". […]

http://www.zeit.de/digital/internet/2013-07/entwurf-netzneutralitaet-eu-...

[ZDF] Filesharing in Frankreich und Hadopi: Legalisierung statt Repression?

Die Internet-Behörde Hadopi soll Filesharing in Frankreich bekämpfen. Anfang des Jahres kündigte die französische Regierung jedoch deren Schließung an. Vor einigen Tagen überraschte die Hadopi-Behörde mit einem unerwarteten Vorschlag, der die Legalisierung von Filesharing in Aussicht stellt. Netzaktivisten sind skeptisch. […]

Philippe Aigrain von der Bürgerrechts-Organisation La Quadrature du Net äußert im Gespräch mit Hyperland Zweifel an der Ernsthaftigkeit des Vorschlags. Er hält ihn schlicht für einen Versuch, das angekündigte Ende der Behörde abzuwenden. “Sie sind wie ein verwundeter Hund. Sie wollten der Öffentlichkeit einfach zeigen, dass sie noch da sind.” Er vermutet, dass der Vorschlag in vielleicht zwei Tagen grob zusammengezimmert wurde. […]

http://blog.zdf.de/hyperland/2013/07/filesharing-in-frankreich-und-hadop...

[BFMTV] Twitter livre des données à la justice : quelles conséquences ?

Twitter a cédé. Vendredi, la direction du réseau social a annoncé se plier aux demandes d’associations telles que l’UEJF ou encore J’accuse !. Ces organisations avaient porté plainte à plusieurs reprises contre le réseau social après la diffusion en 2012 de mots clés #unbonjuif et #unjuifmort. […]

Mais "les précédents, il y en a déjà eu, (même s’ils ne concernaient pas du contenu antisémite) rappelle Jérémie Zimmermann. Youtube a installé une plateforme automatisée qui permet de signaler toute fraude aux droits d’auteurs : ainsi, 300 parodies de La chute ont disparu d’un coup. Autre exemple : Facebook a bloqué un grand nombre de profils à cause de la photo de L'origine du monde", déplore-t-il. […]

Au niveau de l'amélioration du signalement de ces tweets, "c’est plus inquiétant sur la forme, estime Jérémie Zimmermann. Que va faire Twitter de ces signalements ? Les transmettre à la justice, ou faire justice lui-même ? L’entreprise va-t-elle engager une batterie d’avocats pour examiner chaque tweet signalé, ou mettra-t-elle en place un algorythme ? Ou chaque tweet signalé sera effacé ?" […]

http://www.bfmtv.com/societe/twitter-livre-donnees-a-justice-consequence...

[PCINpact] Europe : Neelie Kroes accusée de dégommer le principe de neutralité du Net

Le site de l’association l’European Digital Right (EDRI) a diffusé un projet de réglementation européenne du marché unique des télécoms. Le texte suscite beaucoup d’inquiétude chez les partisans de la neutralité du Net. […]

Le projet de texte prévoit aussi que « les fournisseurs de contenu, d’applications ou de services et les fournisseurs d'accès aux services de communications au public en ligne devraient être libres de convenir entre eux du traitement des volumes de données ou de la transmission de trafic avec une qualité de service garantie ». Cette qualité de service garantie est « exactement le contraire de la neutralité du Net garantie » estime l'EDRI pour qui la disposition laisse surtout libre champ à la priorisation des flux. « Il se pourrait même que l’actuelle loi néerlandaise, dans laquelle les opérateurs ont l’interdiction de discriminer le trafic, soit en violation avec cette disposition du projet. » […]

En somme, selon ces commentateurs, le texte affirme la neutralité pour ensuite l’éplucher. L’analyse est partagée du côté de La Quadrature du Net (LQDN) qui milite pour la sanctuarisation de ce principe depuis des années. « Cette disposition mettrait irrémédiablement en cause l'innovation en ligne, ainsi que l'universalité de la plate-forme de communications qu'est Internet » résume Jérémie Zimmermann, l’un des cofondateurs de LQDN. […]

http://www.pcinpact.com/news/81215-europe-neelie-kroes-accusee-degommer-...

[ArrêtSurImages] "Vous avez déjà vu une affaire révélée par des moyens honnêtes ?"

Émission diffusée le 12 juillet 2013 sur @rrêt sur images, avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

Nous vous rappelons qu'@rrêt sur images vit uniquement grâce à vos abonnements ! Si vous avez aimé cette émission abonnez-vous.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=6001

[Mediapart] Bettencourt-Mediapart : un appel contre la censure

Plus de quarante titres de presse, associations de défense des libertés et syndicats ont lancé ce jeudi matin au siège de RSF un appel « Nous avons le droit de savoir ». Ils protestent ainsi contre l’arrêt de la cour d’appel de Versailles ordonnant à Mediapart et au Point de supprimer toute citation des enregistrements Bettencourt.


Nous avons le droit de savoir

« La liberté de l’information n’est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d’un public informé. Etre libre dans ses choix et autonome dans ses décisions nécessite de connaître ce qui est d’intérêt public, c’est-à-dire tout ce qui détermine et conditionne nos vies en société.

S’agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime, notamment quand le secret protège indûment des injustices et des délits, des atteintes au bien collectif ou aux droits humains. Ainsi la sécurité des Etats ne saurait empêcher la révélation de violations des libertés individuelles, pas plus que la sauvegarde de l'intimité de la vie privée, impératif par ailleurs légitime, ne saurait être l’alibi d’infractions aux lois communes.

C’est pourquoi il importe de défendre les journalistes professionnels, les sources d’information et les lanceurs d’alerte ayant permis la révélation de faits d’intérêt général qui, sans leur travail et leur audace, seraient restés inconnus du public. Les soutenir, c’est protéger et étendre un droit de savoir universel, garantie d’un renforcement de la démocratie mondiale à l’heure de la révolution numérique.

Pour toutes ces raisons, nous nous disons solidaires de Mediapart après la récente condamnation lui imposant de censurer, trois ans après leur révélation, ses informations sur l'affaire Bettencourt. En signe de protestation, nous faisons désormais nôtres toutes ces informations. Et nous encourageons les médias, les associations, les élus, les citoyens à les reprendre immédiatement et à les diffuser par tous les moyens démocratiques en leur possession. »

[…]

L'objectif est de clairement signifier, par notre nombre, que la ligne jaune a été franchie en matière de droit à l'information, un droit fondamental de tout citoyen. […]

http://www.mediapart.fr/journal/france/100713/bettencourt-mediapart-un-a...

[PolskaTimes] Przecieki z negocjacji o TTIP. Dokument ma "tylnymi drzwiami" wprowadzić zapisy ACTA

TTIP (Transatlantic Trade and Investments Partnership) to dokument mówiący o wolnym handlu pomiędzy Unią Europejską a Stanami Zjednoczonymi. To wersja oficjalna. W internecie huczy od doniesień o rzekomych tajnych zapiskach TTIP. Czyżby powstawało nowe ACTA? […]

Negocjacje ws. porozumienia ruszyły wczoraj w Waszyngtonie. Mają potrwać do 12 lipca. Wszystko odbywa się za zamkniętymi drzwiami. Prawdziwą burzę wywołał opublikowany przez grupę obywatelską La Quadrature du Net dokument, który pochodzić ma od negocjatorów TTIP. […]

http://www.polskatimes.pl/artykul/940476,przecieki-z-negocjacji-o-ttip-d...

[Actualitté] Hadopi : la coupure d'accès à Internet enterrée… et ensuite ?

Hadopi est mort ! Vive Hadopi. Dans un communiqué du ministère de la Culture, Aurélie FIlippetti vient d'annoncer la publication du décret supprimant, dans le cadre de la loi, « la peine complémentaire de la suspension d'accès à internet ». Une demande formulée de longue date, alors que cette sanction semblait particulièrement inique aux yeux de différentes organisations. […]

Pour La Quadrature du Net, le porte-parole, Jérémie Zimmerman, cette décision de supprimer la coupure d'accès, est « un effet d'annonce ». Fort de cette abolition, il importe de « réformer le droit d'auteur en profondeur pour reconnaître nos droits culturels ». Car pour la Quadrature, la page Hadopi ne sera tournée qu'à compter du moment où « tout le dispositif de la Hadopi sera définitivement abrogé ». […]

Rendez-vous à la rentrée, pour de nouvelles aventures...

http://www.actualitte.com/legislation/hadopi-la-coupure-d-acces-a-intern...

[PCINpact] L'enfumage autour de la Hadopi, c'est maintenant

Sur son compte Twitter, la ministre de la Culture a repris le slogan présidentiel pour fêter la fin de la suspension Hadopi. Le message est pour le moins ambitieux lorsqu’on se souvient des propos du passé. Pour La Quadrature du Net, il est avant tout insuffisant. Mieux, le ministère indique que Hadopi sera à terme supprimée, et tous ses pouvoirs confiés au CSA. Sans changement. […]

« Le changement d'ère, ça n'est pas encore pour maintenant » rebondit du coup La Quadrature. Et pour cause : ce changement de façade ne passe pas. « Hadopi, la page n'est pas tournée ! » expose ainsi Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne. « Contrairement à ce qu'annonce la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, la « page » de l'opposition artificielle entre les auteurs, les artistes et leur public n'est pas « tournée » en supprimant simplement la sanction de coupure d'accès au Net de la Hadopi. » L'intéressé en appelle à une réforme plus profonde des droits d'auteur, « pour reconnaître nos droits culturels » au partage « non-marchand » de la culture. […]

Avec une réponse graduée conservée « sous sa forme aménagée », le CSA sera donc doté des mêmes pouvoirs que la Hadopi. Une enveloppe différente, des pouvoirs conservés. « Le changement c’est maintenant » se tue à nous dire la ministre.

http://www.pcinpact.com/news/81093-lenfumage-autour-hadopi-cest-maintena...

[LesEchos] Hadopi : le gouvernement supprime la coupure d'accès à Internet

C’était un décret très attendu : le gouvernement a enfin mis fin à une sanction très décriée, même si elle n’a quasiment jamais été appliquée (un seul cas). La sanction de suspension de leur accès à Internet pour les internautes téléchargeant illégalement de la musique ou des films sur Internet appartient au passé. Le décret est paru ce matin, signé par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et Christiane Taubira, Garde des Sceaux et ministre de la Justice. […]

«  Il ne s’agit là que d’un effet d’annonce. La page ne sera définitivement tournée que lorsque tout le dispositif de la Hadopi (riposte graduée, délit de négligence caractérisée, ordonnances pénales) sera définitivement abrogé, et que les droits culturels du public à partager la culture seront effectivement reconnus par la loi. Il est urgent de mettre en œuvre une réforme profonde du droit d’auteur, dans lequel le partage non-marchand, entre autres pratiques répandues permises par le numérique tel que le remix, serait légalisé. Le changement d’ère, ça n’est pas encore pour maintenant… », a réagi de son côté La Quadrature du Net.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/medias/actu/0202884494335-ha...

[PCINpact] Snowden : la NSA est « de mèche » avec la plupart des pays occidentaux

Depuis les révélations initiales d’Edward Snowden sur le programme américain de surveillance Prism, les réactions outrées ont afflué d’un grand nombre de pays. Mais alors que le lanceur d’alertes est bloqué depuis deux semaines dans l’aéroport de Moscou, de nouvelles informations braquent les projecteurs sur les relations de la NSA avec les pays occidentaux et l’espionnage intensif qui a été fait au Brésil. […]

Un article publié hier par le journal allemand Der Spiegel relance en outre la polémique sur les liens existants entre la NSA et les pays occidentaux. Alors que Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, soulignait récemment l’étrange calendrier des révélations du Monde sur le programme de la DGSE, on en apprend davantage sur le parcours d’Edward Snowden. […]

http://www.pcinpact.com/news/81059-snowden-nsa-est-meche-avec-plupart-pa...

[Libération] Manifestation de soutien à Edward Snowden à Paris

Une quarantaine de personnes, pour la plupart des militants d’organisations de défense des droits et libertés sur internet, se sont rassemblées dimanche à Paris pour soutenir l’ex-consultant de renseignement américain Edward Snowden bloqué à Moscou et érigé en héros, selon des journalistes de l’AFP. [...]

« Les gouvernements de l’essentiel de la planète sont actuellement complices des efforts des Etats-Unis pour mettre la main sur Snowden alors qu’ils devraient reconnaître le rôle de défenseur des droits et des libertés qu’il a eu en dénonçant le scandale de l’espionnage massif des citoyens du monde entier », a fustigé Philippe Aigrain, un des responsables de la Quadrature du Net. [...]

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/07/manifestation-de-soutien-a-e...

[PCINpact] Etude Hadopi sur le partage non marchand, la Spedidam h.e.u.r.e.u.s.e !

Heureuse, la Spedidam ! Celle-ci vient d’applaudir chaleureusement la Hadopi pour sa « prise de conscience tardive » sur « l'inefficacité de la répression contre le public sur Internet et les vertus d'un mécanisme de licence globale. » […]

Un signe qui ne trompe pas : on a beau tendre l’oreille, les réactions chez les ardents opposants à la licence globale n’ont pas dépassé le murmure alors que leur outil pénal fait mine de se déguiser en Jérémie Zimmermann. Les SPRD n’ont même pas fait semblant de s’y opposer bruyamment. Quelques cuicuis sur Twitter, pas plus. Rappelons enfin que la Hadopi se lance sur un terrain terriblement novateur… où s’empilent depuis quelques années des camions d’études sur le sujet.

http://www.pcinpact.com/news/80907-etude-hadopi-sur-partage-non-marchand...

[LExpress] Espionnage de l'UE : après le scandale, des données personnelles mieux protégées ?

L'affaire Snowden risque de retarder les négociations sur un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe. En revanche, elle pourrait accélérer l'adoption d'un règlement européen sur la protection des données. […]

Avec l'affaire Prism, les géants américains d'Internet voient tous leurs efforts remis en cause, estime Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de La Quadrature du Net, organisation de défense des droits et libertés sur Internet : "Prism peut avoir un impact sur le projet de règlement européen car Facebook et d'autres ont été pris la main dans le sac : ils fournissaient les données privées des utilisateurs à la NSA. Cette affaire risque de sérieusement discréditer leur lobbying." Françoise Castex compte quant à elle sur une prise de conscience des plus récalcitrants au projet après la révélation du scandale d'espionnage : "J'espère que ceux qui ont déposés des amendements vont se rendre compte qu'ils ont été floués." Au-delà des élus, Jérémie Zimmermann estime que ce scandale pourrait amener "les opinions publiques européennes à se saisir politiquement de la question." […]

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/espionnage-de-l-ue-apres-le-scand...

[Atlatszo] “A bátorság fertőző” – egy bennfentes a Wikileaksről, Snowdenről, szabadságjogokról

Jérémie Zimmermann francia aktivista, az internetes szabadságjogokat védő Quadrature du Net (A net négyszögesítése) szóvivője és a szabad szoftvert propagáló April egyesület adminisztrátora. […]

Jérémie Zimmermann  2006-ban a legnagyobb amerikai telekomcégnél, az AT&T-nél jelezték szivárogtatók, hogy az NSA (National Security Agency) rendelkezésére álltak a teljes nemzetközi kommunikációhoz való hozzáférést biztosító technikai eszközök. 2008-ban megszavazásra került a FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) módosítása, amely lehetővé teszi, hogy az USA felderítése, ha érdeklődik a nem amerikai polgárok helyi szervereken tárolt kommunikációja iránt, külön engedély nélkül gyűjthessen adatot, bármely okból is tegye ezt. Mindez, plusz az amerikai polgárok megfigyelésére utaló információk, arra engedtek következtetni, hogy az adatgyűjtés, lehallgatás masszív és általános, most erre kaptunk cáfolhatatlan és az illetékesek által nem is tagadott bizonyítékokat, olyasféle ijesztő számokkal, mint 97 milliárd begyűjtött elem egyetlen hónap alatt, 2013 márciusában. A másik fontos aspektus a Szilícium-völgy óriáscégeinek aktív együttműködése e téren, amivel kapcsolatban szintén erős gyanúink voltak: tudtuk, hogy technológiai, gazdasági modelljük tökéletes alap a megfigyelésre. Az erre utaló bizonyítékok azzal is szembesítenek, hogy a hírszerzés és e magánvállalatok működése szétválaszthatatlan, tehát egyértelmű, hogy nem bízhatunk bennük a magánélet és az alapvető szabadságjogok biztosítása terén. A tények nyilvánosságra kerülése lehetőséget ad egy társadalmi vita megindítására, többek között az USA-ban 2001. szeptember 11-e óta kialakult, a közbiztonság kérdését paranoiás módon mindenek fölé helyező rendszerről. […]

http://atlatszo.hu/2013/06/28/a-batorsag-fertozo-egy-bennfentes-a-wikile...

[PCINpact] Prism/DGSE : les réactions de Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net

Depuis les révélations initiales sur le programme américain de surveillance Prism, la scène internationale réagit de manière plurielle. Dans une véritable partie de ping-pong politique, les pays se renvoient la balle et rivalisent dans les prises de position. Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, revient sur l’infrastructure française de la DGSE et l’importance d’une reprise de contrôle démocratique. […]

Mais ces révélations pourraient offrir également une occasion de « reprendre le contrôle » de ce mécanisme de cette surveillance. « Un peu plus » en tout cas « qu’aux États-Unis avec la NSA qui s’est fait sans cesse étendre son pouvoir de façon quasi-illimité en-dehors de tout contrôle et où des pans entiers de politique publique sont classés top-secret ». De fait, cela pourrait être le bon moment pour réfléchir à un cadre législatif plus solide pour ce type d’opération car ces affaires « démontrent la valeur phénoménale de nos données personnelles et de nos métadonnées comme moyens de contrôler les individus ». […]

http://www.pcinpact.com/news/81050-prismdgse-reactions-jeremie-zimmerman...

[ThinkerView] Interview de Jérémie Zimmermann - 22 juin 2013

Interview de Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net, réalisée le 22 juin 2013 par Thinker View lors de la Nuit du Hack.

http://thinkerview.com/

Transcription réalisée par des bénévoles de l'APRIL. Un grand merci à eux !


Journaliste : Monsieur Jérémie Zimmermann, bonjour.

Jérémie Zimmernann : Bonjour.

Journaliste : Je t'interroge aujourd'hui pour un site Internet qui s'appelle ThinkerView. J'aurais aimé avoir ton point de vue sur PRISM, et les répercussions de PRISM sur la démocratie, c'est-à-dire nous.

Jérémie Zimmernann : Les révélations sur l'affaire PRISM sont intéressantes à plus d'un titre.

Tout d'abord, parce qu'on a maintenant la preuve irréfutable de cette surveillance et de son caractère massif et généralisé. Pendant dix ans, on a collecté des preuves, des témoignages, on a eu des informations plus ou moins probantes. Aujourd’hui c'est un document marqué Top Secret/ NOFORN, qui en est la preuve irréfutable.

Ce chiffre de 97 milliards d'éléments d'informations juste pour le mois de mars 2013... Pendant 10 ans on s'est fait traiter de conspirationnistes. Aujourd'hui, on sait que c'est la réalité et c'est l'élément essentiel pour pouvoir commencer un débat public sur le sujet de la surveillance de masse, et espérer éventuellement revenir en arrière sur cette spirale ultra sécuritaire et paranoïaque, impulsée par les États-Unis et les marchands de canons, à la suite du 11 septembre 2001. Voilà pour le premier élément.

Le deuxième élément, c'est qu'on a maintenant la preuve irréfutable de la participation des géants du web, Google, Facebook, Apple, Skype, etc., dans cette surveillance de masse. Et donc la preuve une fois encore par A + B que l'on ne peut pas faire confiance à ces entreprises pour protéger sa vie privée, ses données et communications personnelles - pour protéger ses libertés fondamentales au sens large.

Quand bien même on comprendrait l'intégralité des conditions générales d'utilisation de ces services, au milieu il y a un gros trou noir qui est le droit américain, le FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act), et la loi l'amendant en 2008, qui dit explicitement que lorsqu'il s'agit de données de citoyens non US, stockées sur des serveurs US, les services de renseignements peuvent y accéder quel que soit le motif sans rien demander à personne.

Journaliste : Je te coupe. Est-ce que tu penses que les législateurs français, nos hommes politiques sont suffisamment équipés intellectuellement parlant, ou suffisamment formés pour comprendre ce qui est en train de se jouer ?

Jérémie Zimmernann : Attends. Un point avant ça parce qu'on oublie de le rappeler quand on parle entre nous. Pourquoi il est essentiel de protéger notre vie privée ? Ça sonne comme une tautologie pour ceux qui sont habitués à ces concept-là. Il faut voir que la protection de la vie privée est une liberté fondamentale ici en Europe. C'est important, parce que la protection de la vie privée implique la mise en œuvre d'autres libertés. Sans protection de la vie privée, on ne peut pas efficacement user des autres libertés qui sont par exemple : la liberté de rassemblement, la liberté de mouvement, ou tout simplement la liberté d'expression. Si vous savez qu'il y a toujours quelqu'un par-dessus votre épaule quand vous tapez, vous n'allez pas dire « Tiens, le gouvernement fait de la merde », ou « J'ai vu telle information qui me semble suspecte », ou « Si l'on allait creuser dans les finances de tel ou tel organisme". De la même façon vous n'irez peut-être pas à une réunion d'un parti politique ou d'autre groupe, si vous savez que le public ou qui que ce soit d'autre pourrait être au courant.

Donc je dirais que la protection de la vie privée est une liberté fondamentale, peut-être encore plus fondamentale que les autres, à côté de la liberté d’expression, car toutes les deux sont une composante essentielle non seulement de la démocratie, mais aussi de l’exercice de toutes les autres libertés. On a donc là un véritable enjeu de société.

Pour répondre à ta question - est-ce que les gouvernements, est-ce que les politiques sont équipés pour comprendre cela ? Je répondrais non, parce que nous-mêmes on n'y arrive pas. Personne n'est capable de comprendre le fonctionnement d'un ordinateur aujourd'hui. Déjà parce que les ordinateurs qu'on a dans les poches, avec leurs puces baseband, sont complètement fermés : on n'a pas accès aux spécifications, on ne peut donc pas les contrôler. Il s’agit des puces essentielles qui émettent et reçoivent des flux, que ce soit de la voix ou des données. Personne aujourd'hui n'est en mesure de dire comment fonctionne un ordinateur. Et quand bien même on mettrait les millions d'euros nécessaires à comprendre le fonctionnement de ces puces, il est susceptible de changer d'une seconde à l'autre.

Donc on n'est pas capable de comprendre le fonctionnement des ordinateurs, et de la même façon on n'est pas capable de comprendre comment fonctionne Internet. On peut en connaître des bribes, des éléments. Chercher à en comprendre le plus possible est évidemment un objectif : comprendre comment marche TCP/IP, comment marche le routage BGP, comment se font les deals de bande passante, etc. Mais comprendre l'ensemble des interactions technologiques et humaines que l'on appelle Internet est quelque chose qui par définition dépasse notre entendement.

Alors quand on voit des conflits entre divers intérêts, industriel, politique ou général ; qu'on a d'un côté les marchands de canons qui vont s'exclamer : « Oh là là, terroristes, etc, il faut mettre ceci, cela », avec d'autres organisations comme la NSA, l'armée, ou autre, qui éventuellement emboitent le pas ; comment peut-on imaginer qu'un politicien soit en mesure de se dire : « Non, non, attendez : l’intérêt général, c'est la défense des libertés fondamentales, la liberté fondamentale c'est la défense de la vie privée, et là il y a un conflit ». C'est impossible.

Donc là on est dans un rapport de force qui est par nature politique et quand on dit politique, hélas, on est souvent un petit peu en dehors de la rationalité. Il ne s'agit pas simplement de comprendre les enjeux et d’appliquer les solutions qui sont optimales, mais il s'agit d’un rapport de force. Et ce rapport de force ce sont les citoyens du monde entier face aux marchands de canons, à certains membres de l'administration US, et certains membres de l'administration dans les gouvernements européens. Donc c'est vraiment un rapport de force politique qui est assez mal engagé pour nous.

Journaliste : Pourquoi ?

Jérémie Zimmernann : Parce que tout a été parfaitement pensé et mis en œuvre. Il y a ce bouquin de Naomi Klein qui s'appelle The Shock Doctrine [La Stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre], où l'on explique très bien comment utiliser des chocs émotionnels dans l'opinion publique pour imposer des mesures qui seraient sinon injustifiables, inacceptables. Le livre explique aussi que cette stratégie est parfaitement maîtrisée par les communicants qui conseillent les politiques, et a été mise en œuvre régulièrement par paliers depuis le 11 septembre 2001 pour solidifier un acquis de dispositions sécuritaires. Revenir en arrière va être extrêmement difficile.

Journaliste : La situation économique se tend à l'échelle mondiale. Les peuples se révoltent. Et ce qu'on a appelé les Révolutions de jasmin, les Printemps arabes, tous les éléments de langage pour décrire un peuple qui se soulève parce qu'il n'a plus rien à bouffer, parce qu'il a un État corrompu à sa tête, est-ce que tu ne penses pas que les services de renseignements, adossés à un pouvoir corrompu avec lobbyistes et tout l'arsenal, sont une façon comme une autre d'avoir une cavalerie sécuritaire afin d'encadrer une population pour passer un moment difficile de la mondialisation économique, c'est-à-dire faire du data mining pour identifier des humeurs contestataires...

Jérémie Zimmernann : Si. Bien sûr que si. Surveillance égale contrôle. On l'a vu partout dans l'Histoire. C'est l'histoire de la Stasi, des polices secrètes dans tous les régimes autoritaires. On surveille les individus, pas pour le plaisir : on les surveille pour mieux les contrôler. C'est un grand classique. Le jour où tu entres en politique, où tu commences à te rebeller, à contester un petit peu l'ordre établi et le gouvernement, il y a deux personnes qui frappent à ta porte qui te disent : « Vous voulez vraiment qu'on expose tel et tel élément de votre vie privée au public ? Alors fermez votre gueule. ». C'est en général la première étape avant de passer à la violence physique.

Journaliste : Ça va être compliqué de faire de la politique et de porter des valeurs pour notre génération !

Jérémie Zimmernann : Il va être compliqué d'entrer en politique pour qui que ce soit, oui !

On voit le déjà aujourd’hui : il y a cette statistique qui est sortie il y a quelques jours, qui montre qu'un jeune sur dix s'est déjà vu refuser un boulot à cause de son profil Facebook. Vous imaginez ! Se faire refuser un boulot, ce n'est quand même pas quelque chose de très exceptionnel, c'est quelque chose de banal. Alors imaginez quand un de ces jeunes va essayer d'entrer en politique.

D'une certaine façon, mais je ne voudrais pas là me faire l'avocat des théories post-privacy parce que je pense que c'est de la foutaise, mais d'une certaine façon, dans dix ans, entrer en politique, on vous dira « ouais mais vous avez eu une relation extra-conjugale », « ouais mais vous avez fumé un pétard », « ouais mais... » ceci et cela, ces choses-là seront beaucoup plus acceptées je pense, à mesure que les gens auront volontairement diffusé ce genre d'informations.

Et en même temps, ce que l'on est en train de faire, c'est une espèce de réflexion globale sur des valeurs qui sont universelles. Quand je dis « on », c'est « on les Internets », quelque part : sans chef, sans leader, sans parti, sans rien.

On voit qu'il y a d'un côté les technologies qui libèrent, qui sont basées sur le partage de la connaissance, sur l'ouverture et sur l'universalité de la potentialité de participation. De l’autre côté, les technologies qui contrôlent, qui surveillent, qui sont basées sur la centralisation et sur la fermeture. Et les valeurs que l'on pousse - et là je vais parler en tant que porte-parole de la Quadrature du Net - quand on pousse ces valeurs de défense des libertés fondamentales, du partage de la connaissance, c'est quelque chose qui résonne au-delà des frontières, au-delà des limites entre les partis politiques. Et cet objectif-là peut-être - je pense que c'est un objectif de société par son caractère universel - est peut-être quelque chose qui au bout du compte sera plus fort et qui saura s'imposer face à ce qui n'est finalement que la somme d’intérêts particuliers, d’intérêts sectoriels.

Oui, la vente de canons - ou aujourd'hui des armes de surveillance massive - oui, ce sont de très gros contrats, ça concerne des Amesys, des Blue Coat et des entreprises de cette taille. Oui, ce sont des contrats énormes. Oui, aux États-Unis, le budget de la Défense représente je-ne-sais quel pourcentage démesuré du budget global, ça embauche je-ne-sais combien de centaines de milliers d'individus, etc. Mais ça reste un intérêt sectoriel, un intérêt particulier. Nous ce que l'on défend en face, c'est un modèle de société. C’est l’intérêt général et ce sont des valeurs universelles qui sont les valeurs démocratiques.

Journaliste : On va parler de valeurs démocratiques. En France, les whistleblowers ne sont pas protégés ou très peu, mis à part fiscalement parlant. Un gamin qui travaille à la NSA ou qui travaille dans l'armée, et qui fait fuiter aux États-Unis se retrouve torturé avec tout le manuel de la CIA qui est sur lui, qui voit son sort se régler avec si peu de souci. Comment tu trouves la position de la France par rapport à ce qui s'est passé, prenons le cas de Bradley Manning. Pourquoi on n'a pas entendu la France à l'international pour dire : « Vous torturez au nom de la liberté »?

Jérémie Zimmernann : Le cas des whistleblowers, des lanceurs d'alerte, aux États-Unis est extrêmement préoccupant. L'administration Obama a plus attaqué de whistleblowers je crois que toutes les administrations précédentes. Ce n'est pas seulement Bradley Manning et le pauvre Edward Snowden qui risque de subir un sort similaire. Il y a Jesselyn Radack, il y a Thomas Drake, il y a Bill Binney. Il y a tous ceux dont on n'a pas entendu parler, tous ceux sur qui la pression a été efficace avant que l'information ne fuite. Tous ceux qui n'ont pas pu aller jusqu’à devenir publics pour être protégés par cette publicité.

C'est quelque chose d’extrêmement préoccupant. On voit là le rapport de force qui se dessine autour de l'information. On sait que l’information c’est le pouvoir, et en même temps on constate que les gouvernements et surtout le gouvernement US utilisent de plus en plus du secret pour cacher des agissements qui sont soit des mensonges, soit des crimes.

D'un côté il y a cette inflation du secret, et de l'autre des citoyens qui ont entre les mains le pouvoir de faire éclater la vérité. On voit que le gouvernement US est dans une situation intenable. Il y a je crois 1,4 millions de personnes aux États-Unis qui sont habilitées Top Secret. On l'a vu avec l'affaire Snowden : Snowden ne bossait pas pour la CIA mais pour Booz Allen Hamilton à qui la CIA sous-traitait. On se souvient des Stratfor, des HBGary, il y a les Redfin, des Palantir, etc., c'est une myriade, des centaines sinon des milliers d'organisations privées qui partagent ces informations. Donc tout le contenu Google, Facebook, etc., avec ce que ça implique, là pour le coup vraiment, pour la sécurité et la défense nationale. Parce que d'une, des petits gars chez ces petites boîtes machin qui peuvent faire faillite comme ça du jour au lendemain sont dix fois plus susceptibles d'aller revendre des trucs à des puissances étrangères, que des gens qui sont au cœur de l'appareil d'État. Et ensuite, ces gens-là sont plus enclins à révéler ce qu'ils voient. J'ose espérer que Edward Snowden et d'autres vont inspirer des gens aux quatre coins du monde dans ce genre d'institutions, qu'elles soient publiques ou privées, à révéler des informations pour essayer d'endiguer cette inflation du secret et cette dérive techno-totalitaire.

Journaliste : Est-ce que tu crains pour ta sécurité ?

Jérémie Zimmernann : Non, parce qu'il y a des choses auxquelles j'ai renoncé depuis longtemps.

Journaliste : D'aller aux États-Unis ?

Jérémie Zimmernann : Déjà je ne vais plus aux États-Unis. Pour la petite histoire, l'avant-dernière fois où j'y suis allé, juste avant la porte de mon avion, véritablement devant la porte de mon avion, trois agents du FBI sont venus me poser des questions sur WikiLeaks. Ils voulaient des informations sur le fonctionnement de WikiLeaks. Ils voulaient me transformer en un informateur parce que je suis ami avec Julian Assange. Alors j'ai assez bien résisté à leur pression. Ils sont allés jusqu'à me faire « Have you already been arrested?! Have you already been to jail?! ». Ce à quoi j'ai dit : « Écoutez, je défends mes idées comme vous le savez et si ça me coûte d'aller en prison, allez-y arrêtez-moi ! » et ils m'ont finalement laissé repartir.

Et ce n'est qu'après que j'ai réalisé que l'ensemble de leur intervention sur moi était complètement illégale. Ils ne m'ont pas montré de plaque, ils n'ont pas donné leur nom, ils ne m'ont même pas laissé leur vraie adresse e-mail quand ils voulaient que je les contacte, mais une adresse bidon @yahoo.com. Ça montre l'état de déliquescence des institutions américaines, et combien leur laisser du pouvoir au-delà du contrôle citoyen, au-delà des valeurs démocratiques, conduit à des résultats qui sont complètement contraires aux valeurs de la constitution qu'ils sont censés défendre.

Donc pour ma sécurité personnelle, il y a des choses auxquelles j'ai renoncé, de la même façon que, à un moment j'ai dû devenir une personne « publique », en faisant le choix de devenir porte-parole de quelque chose. Ça veut dire que voilà, je fais des interviews, on me prend en photo, on me cite quand je parle, et des choses comme ça. Donc c'est renoncer à une partie de sa vie privée pour défendre une cause.

Mais je pense que de la même façon, il y a des trucs en terme de sécurité où on ne peut pas passer son temps non plus à régénérer des clefs, à faire des fresh installs, à vérifier des fingerprints [empreintes numériques] des différents BIOS, des différentes puces, de toutes façons on ne trouverait pas parce qu'on n'a pas les outils. Donc, il y a un moment où il faut renoncer. Je ne dis pas que je n'ai rien à cacher mais j'ai très peu de secrets. Et la plupart de ce que je fais est....

Journaliste : Tu parles des institutions ? J'ai encore deux petites questions.

Jérémie Zimmernann : J'aimerais juste rajouter un truc. Je ne me compare certainement pas à ces whistleblowers qui font des actes d'un courage qui nous dépassent tous. On voit, quand Snowden parle, il sait qu'il risque sa vie, qu'il ne reverra peut-être plus jamais sa maison, sa famille, etc., qu'il met en danger même sa famille en faisant ça, mais il dit : « Je dois le faire ».

Je pense qu'on a tous, au fond de nous, cette étincelle de liberté, ce sens de justice, cette humanité, qui peut nous pousser un jour à dire : « D'un point de vue personnel ce n'est vraiment pas une bonne idée, mais je dois le faire, et je vais le faire quand même. »Et c'est ça le courage. Et c’est ça que disait WikiLeaks en disant « Courage is contagious! », le courage est contagieux. J'espère que c’est vrai. Je pense que c'est la seule solution pour sortir de cette situation.

Journaliste : Deux petites questions. La première. Le rapport Jean-Marie Bockel, qui a beaucoup chargé les serveurs chinois, alors que les serveurs Cisco nous poutrent depuis une trentaine d'années. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu penses qu'il a manqué de courage ?

Jérémie Zimmernann : Déjà je n'ai pas lu de la première et la dernière page, donc j'aurais bien du mal à en parler en connaissance de cause. Je pourrais me rattacher à de précédents rapports parlementaires comme le rapport Laborde.

Il y avait aussi un rapport Carayon sur l'intelligence économique qui était assez bien ficelé et qui déjà touchait du doigt ces mêmes problématiques telles que : faire confiance à des technologies fermées, ça n'est pas compatible avec la démocratie, et ça n'est pas compatible avec tout simplement la maîtrise de ses systèmes d'information.

Que l'on parle des logiciels fermés de Apple ou Microsoft, ou des spécifications de puces fermées des routeurs Cisco, ZT ou Huawei, ou des baseband à l'intérieur des téléphones - c'est une grosse grosse question aussi. Je ne sais pas si Bockel a touché du doigt cet aspect-là, mais le problème est le même : on externalise la confiance dans le cœur de nos infrastructures de communication à des entreprises qui répondent à d'autres impératifs, à d'autres objectifs que ceux de défendre les communications personnelles, ou les communications sensibles et critiques des citoyens français et des institutions en France. On a un vrai problème.

D'un autre côté, je sais qu'on a un vivier de compétences loin d’être ridicule. Par exemple l'ANSI et j'imagine qu'à l'ANSI ils doivent un tout petit peu se poser la question des ordinateurs de poche dits téléphones et de leurs rapports aux ondes de communication, activation à distance ou des machins comme ça. Les travaux de l'ANSI sur des technologies qui concernent le grand public devraient être, par défaut, publiées en logiciel libre.

Ce qui manque ici c'est une politique industrielle qui viendrait articuler d'un côté la recherche en sécurité informatique, qui se fait avec les moyens de l'État comme à l'ANSI, et de l'autre des objectifs de politique publique qui sont ceux de donner aux citoyens des outils leur permettant de reprendre le contrôle de leur information et de leur communication, à savoir logiciels libres, services décentralisés, chiffrement point à point. Il faudrait articuler tout ça autour d'une politique industrielle un peu cohérente.

Je ne sais pas si c'est à Montebourg qu'il faut secouer les puces ou directement à Jean-Marc Ayrault, mais leur dire : « Hé les cocos, lâchez quelques petits millions de rien du tout, pour aller arroser des projets logiciels libres qui répondent à ces critères-là. ». Ce n'est pas plus compliqué que ça. Les talents sont déjà là. Les projets sont déjà existants. Il suffit d'arroser, il n'y a même pas à planter des graines dans le sol, il suffit d'arroser !

Journaliste : Dernière question. Si tu avais un conseil pour les générations futures, un conseil pour les jeunes qui nous écoutent, parle-leur, laisse-leur une bouteille à la mer sur Internet, et donne-leur un conseil.

Jérémie Zimmernann : C'est une vache de responsabilité.

Un, apprendre à coder, pour apprendre comment fonctionnent les ordinateurs et les systèmes d'information en général. Je pense que c'est à peu près aussi indispensable que savoir lire, écrire et compter aujourd'hui. Et pas coder dans des machins Visual Schtroumf, mais faire de l’algorithmique, parler à la machine.

Deux, lire Stallman, Moglen, Lessig.

Et trois, en tirer les conclusions qui sont que la défense des libertés, ce n'est pas quelque chose d'abstrait. Ce n'est pas quelque chose d'éloigné, c'est encore moins quelque chose sur lequel on n'a pas prise, mais c'est quelque chose de bien réel et sur lequel on a une influence tous les jours par les choix que l'on fait. Et que la question au bout du compte, c'est quel monde on veut léguer à la génération d'encore après et que maintenant tout est entre leurs mains.

Journaliste : Jérémie Zimmermann, merci.

Jérémie Zimmernann : Non, non elles sont bien tes questions. Elles sont vaches, c'est bien.

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[PCINpact] Le Parlement européen va enquêter sur les programmes de surveillance US

Le Parlement européen a décidé hier à une large majorité d’ouvrir une enquête sur les récentes révélations portant sur différentes affaires d’espionnage et de surveillance. Un rapport est attendu pour la fin 2013. Les eurodéputés n’ont cependant pas jugé bon d’en appeler à une suspension des négociations relatives à l’accord de libre-échange avec les États-Unis, TAFTA, au grand dam de certaines organisations politiques ou citoyennes. […]

De son côté, La Quadrature du Net a profité de l’occasion pour enfoncer le clou contre TAFTA, qu’elle considère être un nouveau cheval de Troie comportant des dispositions de l’accord commercial ACTA, rejeté il y a un an par le Parlement européen. « Dans un contexte où toute communication entre les négociateurs européens sera potentiellement accessible à leurs homologues américains, comment la Commission pourrait-elle se trouver en position de force et défendre les libertés des citoyens européens ? Comment les négociations pourraient-elles être équilibrées ? » s’est ainsi emporté Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’association. Selon lui, « dans un contexte d'espionnage massif des communications des citoyens européens par les institutions et les entreprises américaines, TAFTA pourrait devenir un nouvel accord illégitime trahissant les citoyens européens ».

http://www.pcinpact.com/news/81020-le-parlement-europeen-va-enqueter-sur...

[LaTribune] Vie privée, droit d'auteur, sécurité... pourquoi les Google Glass suscitent tant d'inquiétudes

En plein scandale de l'espionnage électronique, l'arrivée prochaine sur le marché des Google Glass attise bien des craintes, surtout sur la sécurité des données privées. Eclairage.

"Les Google Glass sont un outil de destruction de l'humain", lançait fin juin le philosophe américain Noam Chomsky.

Problème numéro un, une fois de plus: la question de la protection de la vie privée. D'autant plus que l'ouragan du scandale Prism amplifie le phénomène. […] "Le problème va beaucoup plus loin que les simples Google Glass. La vraie question c'est la régulation de l'utilisation des données personnelles qui sont une cible très attractive comme nous l'avons vu récemment", juge ainsi Joe McNamee, directeur exécutif du groupe European digital rights

A côté de ces ces divers problèmes tous liés au respect de l'anonymat et de la vie privée, il en est de moins évidents. Ainsi, pour Lionel Maurel, juriste spécialiste du droit d'auteur, ce "bel objet de méditation juridique", serait susceptible de faire évoluer notre regard sur le droit. "Lors d'un concert, d'un spectacle ou même d'une manifestation sportive, ce que vous voyez est soumis à des droits", rappelle-t-il.

Or, la médiation d'une oeuvre par un écran suppose le respect de ce droit, tandis que le fait d'observer un monument ou de lire un livre à l'oeil nu est libre. Mais, dans le cas des Google Glass, les verres font office d'écran. Dès lors, ce membre de la Quadrature du net également auteur d'un blog, anticipe une situation où la "réalité augmentée par le biais des lunettes" serait assimilée à une oeuvre et soumise à des droits. Pour voir, il faudrait donc payer... […]

http://www.latribune.fr/technos-medias/20130704trib000774024/pourquoi-le...

[RépublicainLorrain] Carte blanche à Jérémie Zimmermann

Carte blanche à Jérémie Zimmermann, co-fondateur de La Quadrature du Net, à propos de Prism, cette affaire de surveillance généralisée du Net par les Américains :

L’affaire Prism apporte la preuve irréfutable de cette surveillance massive et généralisée par les services de renseignements américains (NSA, FBI…). La spirale sécuritaire paranoïaque, depuis le 11 septembre 2001, a sans cesse étendu leur pouvoir au-delà de tout contrôle citoyen. Cela démontre également que les entreprises géantes du web (Google, Skype, Apple, Facebook, Microsoft) collaborent directement à cette surveillance massive.

Cela pose de graves questions de société sur notre rapport à la technologie. Nous ne pouvons faire confiance à ces entreprises pour protéger nos données personnelles et donc protéger nos libertés fondamentales. La protection de la vie privée est une composante essentielle de nos démocraties.

On constate, depuis assez peu de temps, l’émergence de technologies dont les modèles reposent sur le contrôle de nos données personnelles et de nos usages. Je pense à ces services hyper-centralisés comme Google, Facebook… Leur modèle économique est d’aspirer toujours plus de données, ou encore à ces ordinateurs-téléphones qui ne vous laissent pas choisir quel logiciel utiliser. D’une ère où la technologie était amie, où les ordinateurs obéissaient à nos commandes, on est entré dans l’ère des ordinateurs ennemis qui œuvrent contre nos usages et nos libertés.

Pourtant, il existe des technologies pour rendre les individus plus libres. Il s’agit : 1/ des services décentralisés où les données restent sous le contrôle des utilisateurs ; 2/ des logiciels libres qui permettent à l’utilisateur de comprendre et de contrôler la machine ; 3/ le chiffrement point à point des communications qui permet de s’assurer du secret de ses communications.

Ces trois principes existent depuis des années et sont disponibles à tous. Par définition, ils existent pour être auto-apprises. Leur prise en main active est la seule solution pour s’émanciper de ces technologies qui contrôlent. Là est le prix de la liberté.

Seulement, pour beaucoup, ces technologies apparaissent comme « trop compliquées » ou inaccessibles. Pris au piège de la facilité, du confort d’utilisation, ils réalisent aujourd’hui que ce confort cachait en réalité la surveillance généralisée qui est une des composantes du totalitarisme.

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/06/25/jeremie-zimmermann

[Nesblog] [blog] La Quadrature du Net, soutien et infos

L’année dernière, le JoueurDuGrenier, bien entouré, avait sorti une video pour parler d’ACTA. Ce traité promettait de mettre fin aux pratiques de contrefaçon en ligne en restreignant les pratiques de partage, par le renforcement des moyens de surveillance, de censure, et de pénalisation. […]

Depuis, ACTA a été rejeté au Parlement Européen, mais les intérêts qui avaient construit et soutenu ce traité ne se sont pas arrêté à cette défaite, et le rôle que La Quadrature joue dans cette bataille politique reste essentiel.

Actuellement, La Quadrature du Net fait un appel aux dons. Parce que nous utilisons internet comme un gigantesque outil de partage culturel et que ça pourrait ne pas durer, nous sommes directement concernés par le travail de cette association militante. […]

http://www.nesblog.com/la-quadrature-du-net-soutien-et-infos/

[RFI] Comment échapper à la surveillance de Prism?

Chaque semaine apporte son lot de révélations dans l’affaire Prism, ce programme américain de surveillance et d’espionnage du web. Depuis la publication des premiers articles suite aux déclarations d’Edward Snowden, l’ex-informaticien de la CIA, la liste des « victimes » de Prism s’allonge […]

Pas de recette miracle

Pour protéger sa vie privée et ne plus être espionné, il n’y a pas de recette miracle, mais c'est possible, à la condition de changer complètement ses habitudes d'internaute, estime Jérémie Zimmermann de La Quadrature du Net, un collectif citoyen défendant les libertés et le développement économique et social à l'ère du numérique. « Il faut se rendre compte d’une chose, c’est que lorsque vous communiquez via Facebook, Google, ou n’importe quoi d’autre sur internet, c’est exactement comme si vous envoyez des cartes postales. Donc première chose, il faut arrêter de faire confiance aux entreprises qui participent à Prism et arrêter de leur donner des données personnelles. Il faut aller vers des alternatives qui permettent d’utiliser autre chose que Google pour faire ses recherches sur le web ». […]

http://www.rfi.fr/technologies/20130703-comment-echapper-surveillance-prism

[RMC] Les grandes gueules - 2 juillet 2013

Émission diffusée le 2 juillet 2013 sur RMC avec Jérémie Zimmermann, porte-parole et co-fondateur de La Quadrature du Net.

http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=36

[BFMTV] L'Atelier numérique - 29 juin 2013

Émission diffusée le 29 juin 2013 sur BFMTV avec Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.

http://www.bfmtv.com/emission/atelier-numerique/

[DebatPublic] [blog] Contribution à la création ou rentes aux intérêts établis : faites votre choix

Comme on pouvait s’y attendre, pendant qu’on déploie de nouvelles mesures répressives contre ceux qui pratiquent ou facilitent le partage non marchand entre individus, toute une série d’acteurs tentent de préempter une éventuelle réorientation des politiques. Il s’agit de redéfinir d’avance ce que pourrait être une reconnaissance du partage non marchand à leur sauce, c’est à dire à celle de leurs intérêts ou de leurs visions. Dans ce contexte, il est devenu urgent de fournir un tableau comparatif entre deux grandes classes de propositions :

  • les propositions de type contribution créative, qui incluent celle-ci, mais aussi la Blur-Banff proposal de 2002, le mécénat global du regretté François Muguet ou la Participation à la Production de Contenus sur Internet de Philippe Axel,
  • Les propositions de type licence globale qui incluent les propositions de 2005 en France, mais aussi déjà celle de Fred von Lohmann dès 2002, et dont on invente sans cesse de nouvelles variantes.

[…]

http://paigrain.debatpublic.net/?p=7460

[CESE] Audition de Jérémie Zimmermann par le Conseil Économique Social et Environnemental

Audition de Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La quadrature du Net, par la Section des affaires européennes et internationales du Conseil Économique Social et Environnemental dans le cadre de l'élaboration de son avis intitulé : "Internet et sa gouvernance dans un monde globalisé".

http://www.lecese.fr/content/audition-de-m-jeremie-zimmermann-co-fondate...

[PasSageEnSeine2013] Nos machines sont-elles encore réellement nos amies ? - Jérémie Zimmermann

Conférence de Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net, le 21 juin 2013 à Pas Sage en Seine 2013.

http://www.passageenseine.org/Passage/pses-2013

[Mediapart] Achetez un « Pi-xel » pour soutenir La Quadrature du Net

La Quadrature du Net a lancé, lundi 24 juin, un appel aux dons pour l’aider à faire entendre la voix des internautes dans « un grand nombre de dossiers cruciaux pour le futur de nos libertés en ligne ». En échange de votre générosité, l’association offre un « Pi-xel » personnalisé affiché sur la page dédiée ainsi que « 1.000 décimales de Pi dans un certificat personnalisé ».

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270613/achetez-un-pi-xel-p...

[PCINpact] La Quadrature du Net lance un nouvel appel aux dons

La Quadrature du Net, initiative connue pour ses positions envers ACTA, Hadopi, et l'IPRED notamment, a lancé hier un nouvel appel au soutien. […]

Pour l'année 2013, le budget de l'association est donc de 225 000 euros environ, dont près de 60 % en salaires et 30 % pour les débats, déplacements, etc. Ce budget, en augmentation par rapport à 2012, s'explique par une récente modification du fonctionnement de l'association afin de s'adapter aux sujets d'actualité. « La Quadrature du Net, en plus de ses nombreux contributeurs bénévoles, est désormais dotée d'une équipe de 5 permanents (et un stagiaire) articulée autour de ses trois domaines d'action : la campagne (Jérémie Zimmermann et Yoann Spicher), l'analyse et la veille législative et politique (Miriam Artino et Arthur Messaud) et le développement d'outils pour la participation citoyenne (Thomas Bouchet) » résume LQDN. […]

http://www.pcinpact.com/news/80765-la-quadrature-net-lance-nouvel-appel-...

[TV5Monde] Le journal du 24 juin 2013

Émission diffusée le 24 juin 2013 sur TV5 Monde avec Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/programmes/p-80-s2-z73-lg0-TV5...

[DebatPublic] [Blog] Il est juste temps

Les sociétés européennes sont dans un drôle d’état. Une indignation sourde y enfle, contre l’injustice sociale, contre l’apathie sur les questions écologiques, contre les groupes dirigeants, leur économisme aveugle et leur liens d’intérêts croisés, contre la société de contrôle et de surveillance. En même temps, citoyens et collectifs sociétaux développent de nouvelles capacités d’expression et d’action. […]

La Quadrature du Net défend les droits fondamentaux et les libertés dans l’espace numérique et promeut les capacités de chacun à en faire un usage constructif. Ce n’est que l’un des chantiers de construction du futur, mais tous les autres en dépendent. […]

Mais il y a un si, un grand si. Tout cela ne sera possible que si le soutien des donateurs individuels accompagne ce nouvel élan, comme cela a commencé à être le cas à la fin de 2012. Nous avons choisi de représenter chacun de vos dons comme un pixel sur un logo qui se construira au fur et à mesure. Ce n’est pas qu’une image, c’est à vous de construire les libertés et les capacités numériques dont nous espérons être un des ressorts.

Soutenez La Quadrature du Net !

http://paigrain.debatpublic.net/?p=7415

[Boursorama] Espionnage, mais où peut bien être Edward Snowden ?

Émission diffusée le 24 juin 2013 sur BFM TV avec Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.boursorama.com/actualites/bfm-story-espionnage-mais-ou-peut-b...

[blog][Korben] Soutenons La Quadrature du Net

La Quadrature du Net, qui travaille dur à la défense de nos libertés sur le net vient de réactiver sa campagne de dons pour l'année 2013. […]

Il faut les aider car avec l'EFF et d'autres associations du même acabit, ils sont les derniers remparts de nos libertés. Leur donner plus de moyens, c'est nous donner plus de chances de lutter contre les lois liberticides et de défendre la neutralité du net. […]

http://korben.info/soutenons-la-quadrature-du-net.html

[RTS] Forum - Le périple d'Edward Snowden pour échapper aux USA

L'ex-consultant informatique du renseignement américain Edward Snowden, celui qui a révélé l'ampleur de la surveillance électronique des personnes et des institutions par les Etats-Unis, est arrivé en milieu d'après-midi à Moscou, après avoir quitté Hong Kong où il s'était réfugié. Sa destination finale devrait être Caracas après un crochet par Cuba. Cet itinéraire aurait été choisi pour échapper aux poursuites des Etats-Unis. L'association Wikileaks, qui s'est notamment spécialisée dans la diffusion de documents diplomatiques secrets, épaule Edward Snowdown dans sa tentative d'échapper à la justice américaine. Par Frédéric Pfyffer, avec l'interview de Jérémie Zimmermann, co-fondateur de l'organisation La Quadrature du Net, mais surtout proche de Wikileaks.

Émission diffusée le 23 juin 2013 sur RTS avec Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/4989404-forum-du-23-06-2013.html

[LaVie] "J'espère que les agissements de Snowden inspireront aux quatre coins du monde"

Après les révélations d'Edward Snowden, selon lesquelles la NSA avait mis au point un système d'espionnage à l'échelle mondiale, Jérémie Zimmermann, co-fondateur de La Quadrature du Net, une organisation de défense des citoyens sur Internet, répond aux questions de La Vie sur ce nouveau type de « lanceurs d'alerte ». […]

En quoi ces "fuiteurs" (Snowden et Manning) sont différents de leurs aînés (Daniel Ellsberg ou Gorge Profonde par exemple) ?

Jérémie Zimmermann : La différence se situe dans le contexte. L'acte technique est devenu plus simple. […] Mais au fond la démarche est la même : citoyenne, patriote, et mue par un sentiment de justice, et la conscience qu'ils ont entre leurs mains, par leur accès, le pouvoir de faire éclater la vérité. […] J'ose espérer que le « courage est contagieux » [en référence au slogan de Wikileaks, « courage is contagious » ndlr] et que les agissements de Snowden et de tous ces lanceurs d'alerte inspireront aux quatre coins du monde.

http://www.lavie.fr/actualite/societe/jeremie-zimmermann-j-espere-que-le...

[FranceCulture] Place de la toile - Données, archives, oubli

Données, archives, oubli

Tout cela est très compliqué. Et se joue à des niveaux très différents. D’un côté, la Commission européenne est en train de revoir sa vieille directive sur la gestion des données personnelles. Elle date de 1995, depuis beaucoup de choses se sont passées, les entreprises de l’Internet collectent nos données personnelles, les utilisent, les revendent, il est temps de réguler tout ça. Mais voici que les archivistes français s’inquiètent de certaines solutions avancées, et notamment du droit à l’oubli. Ils ont lancé il y a trois mois une pétition qui a recueilli près de 40 000 signatures. Comment retracer des généalogies si les données sont, au bout de quelques années, anonymisées ? Comment faire de l’Histoire avec des documents sans nom ? Les technologies numériques créent donc une belle aporie : nécessité de se protéger contre l’exploitation de données personnelles d’un côté, nécessité de l’archive de l’autre. Nécessité de l’oubli d’un côté, nécessité de la mémoire de l’autre. Le travail mené par la commission permet-il de régler le problème ? La question n’est-elle pas, de toute façon, plus profonde ?

Émission diffusée le 22 juin 2013 sur France Culture avec Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.

http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-donnees-archives-...

[TomsGuide] Le gouvernement lancera une mission sur le téléchargement illégal

D’après les informations du site Ecrans.fr de Libération, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti serait prête à relancer le débat autour du « partage non marchand ». En d’autres termes, quelques semaines après la remise du rapport Lescure, le gouvernement ouvrirait un nouveau débat sur la place du téléchargement illégal. [...]

Sur Twitter, Philippe Aigrain, fondateur de l’association de défense des internautes La Quadrature du Net, s’est toutefois montré réservé sur la volonté de la ministre : « Le partage non-marchand entre individus est un problème de droits et de politique culturel, pas juridique. Les juristes sont là pour étudier comment atteindre des objectifs d’intérêt public, pas là pour justifier l’impuissance des politiques ». [...]

http://www.tomsguide.fr/actualite/telechargement-illegal-gouvernement-fi...

[InternetActu] Pour une autre innovation

[…] Les scandales Prism et Verizon ne posent pas seulement la question de la surveillance d’Etat, mais de la surveillance tout court, celle dont nous sommes l’objet à l’heure des très grandes masses de données, des Big Data, des algorithmes et des traitements. Ce n’est pas seulement la confiance dans nos Etats qui est cause, mais également la confiance dans les grands opérateurs de l’internet et dans nos fournisseurs d’accès. C’est la confiance dans une société organisée par et pour la surveillance. […]

Comme le dit Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet :

nous sommes à un moment charnière de notre histoire, et nous devons questionner notre rapport, en tant que société tout entière, à la technologie. D’un côté, nous avons des technologies qui sont faites pour rendre les individus plus libres, par l’ouverture et le partage des connaissances : ce sont les logiciels libres (comme GNU/Linux, Firefox ou Bittorrent), les services décentralisés (que chacun fait tourner sur son serveur ou sur des serveurs mutualisés entre amis ou à l’échelle d’une entreprise, institution, etc.) et le chiffrement point à point (qui permet aux individus de protéger par les mathématiques leurs communications contre les interceptions).

De l’autre, nous constatons la montée en puissance de technologies qui sont conçues pour contrôler les individus […]”

http://www.internetactu.net/2013/06/20/pour-une-autre-innovation/

[LeMouv] Le Pitch - Watching You… ?

Comment fonctionne Prism, le système de la NSA permettant d'extraire des données à partir de Google, Facebook et consorts ? Quel est l'impact sur notre quotidien ? Félix Tréguer, un des membres fondateur de La Quadrature du Net répondra à nos questions.

Extrait diffusé le 15 juin 2013 sur Le Mouv avec Félix Tréguer de La Quadrature du Net.

http://www.lemouv.fr/diffusion-watching-you

[Ecrans] LobbyPlag, la plaie des groupes de pression

Quoi de mieux qu'un règlement européen sur la vie privée sur Internet pour montrer comment se prennent les décisions politiques à Bruxelles et Strasbourg ?

C’est à ce très vaste projet que s’est attaqué depuis le mois de janvier le site LobbyPlag, lancé par des activistes du web et du data journalisme […]

Sont ensuite venus s’ajouter des documents communiqués par des groupes de défense des internautes comme la française Quadrature du Net […]

LobbyPlag a ensuite mis au point un site qui permet de comparer les propositions d’amendements et les textes des lobbys…

http://www.ecrans.fr/LobbyPlag-la-plaie-des-groupes-de,16576.html

[Numerama] OVH copie et analyse tous les e-mails sortant de ses serveurs

Pour lutter contre le spam, OVH a décidé de mettre en place une analyse en temps réel du contenu de tous les e-mails sortant de ses serveurs. Dès qu'un spam est détecté, l'envoi d'autres mails par le serveur concerné est bloqué en quelques secondes seulement. Mais quelles garanties l'hébergeur apporte-t-il à la confidentialité des courriels envoyés par ses clients ? [...]

Spam et vie privée ne font pas bon ménage. Hier, nous rapportions que Facebook bloquait de nombreux utilisateurs du réseau anonyme Tor, parce que les adresses IP utilisées étaient les mêmes que celles utilisées par certains spammeurs. Aujourd'hui, comme nous le signale @vincib, c'est OVH qui décide de mettre en place une mesure potentiellement attentatoire à la vie privée de ses clients, pour lutter contre le spam. [...]

Tous les e-mails sont lus par une machine, qui recherche les éléments caractéristiques des spams, à commencer par certains mots clés. Mais ce que ne précise pas OVH, et qui semble pourtant inévitable, c'est qu'il faudra nécessairement un contrôle humain pour limiter les faux positifs, et affiner l'algorithme d'identification des messages. [...]

http://www.numerama.com/magazine/26297-ovh-copie-et-analyse-tous-les-e-m...

[FranceInfo] Notre vie privée est-elle encore protégée ?

Entre les réseaux sociaux qui archivent toutes nos données, les sites internet qui nous envoient des pubs en fonction de ce que l'on regarde sur le web, et l'observation directe de nos mails par les renseignements américains, comme l'a révélé une jeune informaticien exilé à Taiwan, notre vie privée ne l'est plus vraiment. […]

Extrait diffusé le 18 juin 2013 sur France Info avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

"Il y a une nécessité d'une approche politique et législative pour protéger les citoyens et leur mettre entre les mains des outils leur permettant de reprendre le contrôle de leur données", explique Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net (association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet).

"L'affaire Prism d'Edward Snowden démontre que l'on ne peut plus faire la différence entre la surveillance publique et la surveillance privée. Cela démontre aussi que l'on ne peut pas faire confiance à ces entreprises, Google, Facebook, Skype, pour protéger notre vie privée, et qu'il est essentielle de prendre des mesures."

http://www.franceinfo.fr/societe/dossier-du-12-14/notre-vie-privee-est-e...

[Atlantico] Google et Facebook, complices ou victimes de la NSA ?

D'après les révélations fracassantes du Guardian, les services de renseignements américains récolteraient les relevés téléphoniques aux États-Unis. L'administration Obama a confirmé l'existence d'un programme permettant à la NSA d'accéder aux données issues de Google, Microsoft et Facebook. […]

Benjamin Bayart : Sur le plan juridique, l’opération en question est parfaitement légale aux Etats-Unis. Facebook et Google ont l’obligation de procéder à ces échanges d’information avec la NSA suite aux lois misent en place sous l’ère Bush. Néanmoins, sur le plan moral, cette annonce ne dédouane en rien la responsabilité de ces entreprises. Le fait d’obéir aux ordres sous prétexte qu’ils sont légaux ne dédouane pas de réfléchir a ce que l’ont fait. C’est assez hypocrite de leur part. Ces lois sont objectivement liberticides. […]

À mes yeux Facebook et Google ne sont ni complices ni victimes, ils se sont montrés convenablement obéissants à la loi américaine. La situation est la même lorsque l’on reproche à Yahoo de coopérer avec les autorités chinoises pour localiser des dissidents, on leur reproche la même chose : coopérer avec une puissance publique. […]

http://www.atlantico.fr/decryptage/google-et-facebook-complices-ou-victi...

[RTBF] Le Grand Huit

Émission Le Grand Huit diffusée le 17 juin 2013 sur RTBF avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_le-grand-huit-du-week-end?emissi...

[LeProgres] Tous surveillés, tous écoutés, tous fichés

Ed Snowden, cet agent de l’agence américaine de sécurité nationale réfugié à Hong Kong promet de nouvelles révélations sur le système de surveillance Prism. [...]

Le débat est ouvert sur l’encadrement législatif de ces activités d’espionnage. Les actions de la NSA mais aussi une partie du cadre légal dans lequel elles sont opérées sont couvertes par le secret absolu. [...]

La France n’est pas épargnée, évidemment. Jérémie Zimmermann, fondateur de la Quadrature du net, explique que « les officines françaises bénéficient elles aussi de pouvoirs dérogeant au droit commun ». [...]

http://www.leprogres.fr/politique/2013/06/17/tous-surveilles-tous-ecoute...

[Liberation] UE : la vie privée contre l’envie de Facebook

Le projet de directive européenne sur les données personnelles pourrait réintroduire la notion de « droit à l’oubli » et forcer les sites à rendre explicite pour l’internaute la collecte d’infos, au grand dam du lobby des géants du Web. […]

« Les géants d’Internet redoutent qu’un plus grand contrôle donné aux utilisateurs amoindrisse les quantités de données qu’ils traitent », analyse l’association française la Quadrature du Net. Et leurs arguments sont entendus.

http://www.liberation.fr/medias/2013/06/17/ue-la-vie-privee-contre-l-env...

[LeMonde] "Pourquoi stocker toutes nos vies sur des serveurs aux Etats-Unis ?"

Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, était l'invité d'un chat avec les lecteurs du Monde.fr, mercredi 12 juin. […]

Jérémie Zimmermann : Le Congrès savait pour Prism, mais n'a rien dit. Désormais on a des preuves irréfutables, c'est ce qui manquait pour que puisse éclater un vrai débat public, condition indispensable à ce que l'on puisse revenir en arrière sur ces délires ultra-sécuritaires et à ce que les citoyens puissent reprendre le contrôle de ces institutions. […]

La culture du secret de ces institutions est une grande partie du problème. Dans une société démocratique, il est admis que des services puissent être secrets, mais ils doivent rendre des comptes aux citoyens, après que les actions ont été menées. Ici, il s'agit de pans entiers de politiques publiques qui sont tenus secrets, complètement hors d'atteinte des citoyens. C'est un problème grave, surtout lorsque les citoyens du monde entier sont concernés. […]

Le problème sous-jacent est bien la centralisation de nos données. Pourquoi stocker toutes nos vies, tous nos contacts, toutes nos affinités, toute notre intimité, sur les serveurs de ces entreprises, situés aux Etats-Unis ? Nous sommes en train, plus ou moins consciemment, de bâtir ces gigantesques agrégats de données, de nous fliquer volontairement... Pourquoi ? Cette centralisation est par nature contraire à l'esprit même d'Internet, dans lequel chacun peut lire et accéder à l'information, mais également publier, participer, pour être un acteur du réseau à part entière. […]

Nous avons tous, entre les mains, les moyens de participer à changer les choses, à peser sur le débat et les politiques publiques. Pour certains d'entre nous, nous avons même accès à des informations, tenues secrètes, qui prouvent que les gouvernements et les entreprises agissent parfois de façon contraires aux principes démocratiques et à l'intérêt général. Comme Winston dans 1984, nous avons le devoir d'user de notre sens de la justice pour aider à faire éclater la vérité. C'est pour cela que Julian Assange, Bradley Manning et Edward Snowden doivent être reconnus et protégés et servir d'inspiration aux citoyens aux quatre coins du monde.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/12/pourquoi-stocker-t...

[Mediapart] Espionnage électronique : « Briser la carapace du secret »

[…] L’éventail des données collectées avec Prism est très large : e-mails, chats audio et vidéo, photos, historiques de connexion… Pratiquement, cela couvre à peu près tout ce qu’on peut faire en ligne, y compris une recherche sur Google. L’échelle de cette entreprise d’espionnage généralisé est colossale : un document de la NSA montre qu’en mars 2013, l’agence a récolté 97 milliards d’éléments d’information sur les réseaux informatiques mondiaux. En clair, les services de renseignement des États-Unis ont aujourd’hui les moyens de surveiller une part significative du trafic Internet mondial. Au nom de la lutte contre le terrorisme, mais au risque d’empiéter gravement sur les droits civiques.

Comment les citoyens peuvent-ils résister à cette dérive sécuritaire ? La question est au cœur de la démarche de La Quadrature du net, organisation de défense des libertés sur Internet. Son porte-parole, Jérémie Zimmermann, est co-auteur du dernier livre de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, Cypherpunks, en français Menaces sur nos libertés. Il revient, dans cet entretien, sur les conséquences des révélations de Snowden et les enjeux du combat démocratique contre les abus de la surveillance électronique. […]

Jérémie Zimmermann : Cette inflation du secret et de la surveillance des citoyens porte en germe une dérive anti-démocratique. C’est pourquoi il est si important d’avoir la preuve irréfutable de l’existence de cette surveillance : cela va peut-être permettre d’ouvrir un débat public sur cette politique sécuritaire paranoïaque qui fait le jeu des terroristes et des marchands de canons. Le monde entier doit faire pression sur les États-Unis pour les pousser à faire le ménage, à reprendre le contrôle de ces agences de renseignement et à briser la carapace de secret. […]

http://www.mediapart.fr/journal/international/140613/espionnage-electron...

[RTS] Le journal du matin - Edward Snowden, Julian Assange et la transparence numérique

Ces sont des traîtres pour les uns, des chevaliers de la transparence numérique pour les autres. Edward Snowden et Julian Assange sont les deux dans le collimateur de la justice américaine notamment. Le fondateur de Wikileaks est d'ailleurs toujours réfugié - depuis un an maintenant - dans l'ambassade de l'Équateur de Londres.

Émission Le journal du matin diffusée le 17 juin 2013 sur RTS avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-journal-du-matin/4972385-edward-...

[France5] C dans l'air - Qui espionne qui ?

Émission C dans l'air diffusée le 13 juin 2013 sur France 5 avec Benjamin Bayart, porte-parole de FDN, et Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/international/qui-espionne-qui-39118

[FranceInter] Tous surveillés ?

Après les révélations d'Edward Snowden, ancien employé de la NSA, la Commission européenne s'est dite "préoccupée" par Prism, le programme américain de surveillance électronique qui permet à la NSA d'accéder aux données d'étrangers, notamment européens.

Émission Le 7/9 diffusée le 13 juin 2013 sur France Inter, avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.franceinter.fr/emission-le-79-tous-surveilles

[LesEchos] Affaire Prism : les géants du Net sur le banc des accusés

Facebook, Google, Apple démentent donner à la NSA un accès direct. Mais les interceptions de sécurité ne sont pas une nouveauté. […]

Les documents qui ont « fuité » montrent que le programme Prism a commencé dès 2007 avec Microsoft, puis Yahoo!, Google, Facebook, PalTalk, Youtube (acquis par Google), Skype (acquis par Microsoft), AOL, puis, dernièrement, en octobre, Apple. […]

En effet, pour espionner les internautes, la NSA se sert des portes dérobées que les équipementiers de réseau comme Cisco ont l’obligation d’installer dans leurs routeurs destinés au marché américain, depuis la loi Calea de 1994. Par ailleurs, pour déchiffrer les données qui sont cryptées dans le réseau, la NSA doit obtenir les clefs de cryptage auprès des opérateurs télécoms – une exigence qui ne se discutait plus après le 11 septembre 2001. […]

Pour Benjamin Bayart, président de la fédération des fournisseurs d’accès FDN, ces révélations n’en sont pas vraiment : « C’est dans le droit-fil du programme précédent, Echelon, qui lui n’avait pas fait de bruit », souligne-t-il. Dans les années 1990, un journaliste avait révélé que plusieurs pays anglo-saxons avaient mis sur pied un réseau mondial d’interception des communications. Les « grandes oreilles » de la NSA y jouaient un rôle clef. Pour cet activiste, l’impact médiatique de Snowden est donc juste la preuve que la société numérique grandit : « Nous sommes en train de changer de mode de fonc­tionnement. Les gens nés avec Internet sont habitués à faire circuler l’information, à des rapports non hiérarchiques, à la transparence. »

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/02028197051...

[ArretSurImages] "Pour une fois que la Commission travaille pour la protection du citoyen !"

Il y a des batailles menées très loin qui nous échappent totalement. Très loin comme Bruxelles par exemple. Actuellement, et depuis des mois, les députés planchent pour mettre au point le règlement européen sur la protection des données personnelles. Et, d’ici, on n’imagine pas les forces en jeu entre les entreprises qui souhaitent commercer et les citoyens qui souhaitent être protégés. Pour l'heure, le projet, au départ très protecteur des citoyens, est en train de se réduire à peau de chagrin. […]

A ce jour, la protection des données est encadrée par une directive européenne qui date de 1995. On est d’accord : c’est vieillot. D’autant qu’en vingt ans, les usages ont sensiblement évolué. […]

C’est dire si l’ambiance est chaud-bouillante dans les couloirs de Bruxelles. La Commission chef, celle de Jan Albrecht, n’a toujours pas voté le texte, un vote prévu initialement fin mai, puis mi-juin, puis juillet mais qui sera probablement reporté à la rentrée. Selon les bruits de couloirs, l’élu vert va sûrement manger son chapeau. Voire renoncer à mettre son nom sur le rapport si vraiment il ne correspond plus aux idées qu’il défend. Zimmermann est amer : "on passe à côté d’une formidable opportunité. L’Europe aurait pu créer les conditions de confiance pour voir émerger un nouveau marché". Euh… ce n’est pas l’avis des entreprises qui y voient une entrave au commerce des données. "C’est sûr, ces entreprises exigent l’open-bar sur les données ! D’ailleurs, celles qui râlent contre le règlement me font penser à l’industrie automobile qui s’opposait à la ceinture de sécurité au nom de la liberté d’entreprendre et celle des utilisateurs… au bout du compte, tout le monde y a gagné par la confiance accrue des utilisateurs dans l’auto. On aurait pu créer un label européen pour les sites vertueux et voir les internautes délaisser les géants actuels pour des services européens plus soucieux de la vie privée. Mais on en est en train de laisser filer l’occasion. A moins d’une grande prise de conscience citoyenne" soupire Zimmermann. On peut toujours rêver.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5887

[LePoint] Zimmermann : "Faire confiance à Google ou Facebook, c'est être à  poil sur Internet"

Que penser des milliards d'informations personnelles collectées ces dernières années par la NSA, agence de sécurité américaine ? La question revient tout simplement à se demander si on doit encore avoir confiance dans l'Internet que nous connaissons, lorsqu'on découvre la confession ahurissante d'Edward Snowden, un ancien employé de 29 ans à l'origine de ces révélations. Décryptage avec Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de La Quadrature du Net, une organisation de défense des droits et des libertés des citoyens sur Internet […]

Le Point.fr : Que pensez-vous des récentes révélations sur les écoutes massives réalisées aux États-Unis ?

Jérémie Zimmermann : Tout le monde s'en doutait, mais il y a désormais des preuves tangibles. Depuis 2003, des lanceurs d'alerte comme Mark Klein chez AT&T ou comme William Binney et Thomas Drake, qui se trouvent être des anciens de la NSA, ont sonné l'alerte sur les pouvoirs disproportionnés que s'est octroyés l'agence. […]

Ce qui apparaît dangereux ici, c'est la centralisation des données. Elle n'a jamais été aussi importante. Un très grand nombre d'utilisateurs d'Internet ont en réalité la plupart de leurs données personnelles (messages, contacts, affinités, photos, etc.) stockées chez ces entreprises américaines. La question de fond est d'ailleurs de faire confiance à des entreprises privées (qu'elles soient situées aux États-Unis ou non) pour protéger ses libertés fondamentales, comme sa liberté d'expression ou la protection de sa vie privée. Tant que les utilisateurs feront aveuglément confiance à Google ou Facebook, sans réaliser la valeur de leurs données personnelles et le caractère crucial de leur protection, ils resteront exposés à cette surveillance, qu'elle soit dans un but purement sécuritaire, politique ou commercial. […]

http://www.lepoint.fr/technologie/zimmermann-faire-confiance-a-google-ou...

[DebatPublic] [Blog] Le partage est un droit culturel, pas un échec du marché

Une série sans fin de projets législatifs, de politiques contractuelles et d’accords commerciaux ou traités continue à essayer d’éradiquer ou d’empêcher le partage non marchand d’œuvres numériques. De nouvelles stratégies misent sur les incitations et les menaces pour que les intermédiaires techniques fassent la police de l’internet et protègent les modèles commerciaux fondés sur la rareté de la concurrence de l’abondance. Tout serait donc inchangé ? Et bien non.

Il y a des indications importantes que les citoyens et les organisations défendant les droits dans l’univers numérique ont dépassé « le débat sur le piratage ». Pendant de nombreuses années, ils ont bien souligné les dommages causés par la guerre contre le piratage à l’internet, aux libertés et aux droits fondamentaux. Mais beaucoup semblaient avoir oublié que les initiateurs de partage de fichiers l’appelaient… partage de fichiers. Ils ont eu peur de défendre explicitement la légitimité de ce partage, et ont recherché des mécanismes qui permettraient d’acheter la paix dans la guerre contre le P2P. Ils ont ainsi défendu des mécanismes de licence globale (optionnelle ou obligatoire) qui compenseraient les torts supposément causés à un ensemble limité d’industries (cinéma, industrie phonographique et à un moindre degré audiovisuel) par le partage non autorisé. […]

Dans le reste de ce billet, je voudrais souligner ce qu’on gagne a défendre le partage comme un droit culturel et à rejeter l’économisme qui pousse à considérer le partage comme un échec du marché, échec à corriger par la promotion d’une « offre légale » plus attractive. L’existence d’une offre légale plus attractive serait certainement une bonne chose, mais elle ne peut d’aucune manière être considérée comme « un solution au problème du partage ». […]

http://paigrain.debatpublic.net/?p=7343

[FranceCulture] Sécurité et droit civique

Émission La Grande Table diffusée le 12 juin 2013 sur France Culture, avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-securit...


Jérémie Zimmermann : On peut faire le parallèle entre Edgar Snowden et Bradley Manning, puisqu’il s’agit dans les deux cas d’un citoyen qui constate des agissements qui lui semblent en totale contradiction avec les valeurs démocratiques qu’il est censé défendre, et qui se dit qu’il a entre les mains le pouvoir de faire éclater la vérité. Il est animé par un sentiment de justice et utilise cette technique (vielle comme le monde) qui est celle du lancement d’alerte. Par un geste courageux, il éclaire les citoyens pour permettre un débat public. Donc il y a une très forte similarité. Dans les deux dossiers également, on parle d’une extrêmement forte concentration de pouvoir aux mains de quelques uns, et la volonté d’individus de redistribuer, de ré-horizontaliser ce pouvoir verticalisé.

Mathieu Potte-Bonneville : Ce qui est tout à fait frappant dans ces différentes affaires récentes, c’est effectivement le grand retour (à supposer qu’il est jamais disparu) de l’Etat et des logiques d’Etat. (…) Cette idée d’un grand passage du mur à la transparence a organisé une certaine manière de raconter l’histoire du pouvoir contemporain. (…) Mais on s’aperçoit que la transparence n’a pas supprimé les murs, et qu’au fond on a beaucoup moins affaire à une succession chronologique qui irait d’un pouvoir d’Etat central (avec des logiques qui sont au fond héritées de l’âge classique) à quelque chose de diffus, de décentralisé, de postmoderne, etc. En fait, c’est une vraie complémentarité fonctionnelle entre les deux. C’est-à-dire que les logiques d’Etat sont aujourd’hui massives. La concentration des systèmes de prélèvement d’information est absolument avérée, là même où dans le même temps sont sollicités, mobilisés, des instruments qui sont effectivement totalement différents, car beaucoup plus intégrés à la manière dont les individus communiquent.

Marc Weitzmann : La différence entre Assange et Snowden aujourd’hui est que Snowden a sélectionné très attentivement les documents qu’il a mis sur la place publique, contrairement à WikiLeaks où il y avait dans le public une injection massive de documents. Snowden a une démarche très réfléchie. Sur la question du pouvoir aussi, il y a une différence. La NSA a une tentative de captation maximale d’information. La question est de savoir ce qui fonde ces informations.

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[TV5] Internet sous haute surveillance, comment se protéger ?

Le lanceur d'alerte Edward Snowden a prouvé avec la révélation d'un système secret d'espionnage d'internet aux États-Unis que des partenariats existent entre des géants du web comme Google ou Facebook et les services secrets gouvernementaux. A quelles données personnelles des internautes ont-ils accès ? Comment lutter ? Réponses avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'association La Quadrature du net de défense des droits et des libertés des citoyens sur internet. [...]

PRISM démontre que les pouvoirs de ces agences ont été étendus dans des proportions alarmantes et sans aucun contrôle démocratique. Et que donc, il est urgent d’avoir un débat public sur ces questions pour tenter de reprendre le contrôle par les citoyens sur ces agences. On entend Barack Obama dire : « Il faut sacrifier des libertés pour plus de sécurité. » Benjamin Franklin disait qu’ « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et finit par perdre les deux. » [...]

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redact...

[France24] Le débat du 10 juin 2013

Émission Le Débat diffusée le 10 juin 2013 sur France 24 avec Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.

Première partie :

Deuxième partie :

http://www.france24.com/fr/

[PublicSenat] Journal de 19h du 10 juin 2013

Aux Etats-Unis, les ramifications du programme de cyber surveillance PRISM ne cessent de s'étendre après les révélations d'Edward Snowden, ancien agent de la CIA de 29 ans basé à Hong-Kong. L'homme a remis au quotidien britannique The Guardian de nombreux documents qui mettent en lumière des pratiques de cyber écoute héritées de l'ère Bush. Sommes-nous tous écoutés au téléphone et surveillés sur Internet ? La sécurité nationale justifie-t-elle ce genre de pratiques ?

Extrait du journal de 19h de Public Sénat diffusé le 10 juin 2013, avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.publicsenat.fr/vod/le-19h/133117

[CanalPlus] La Nouvelle Édition - 10 juin 2013

Extrait de l'émission La Nouvelle Édition diffusée le 10 juin 2013 sur Canal Plus avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3847-c-la-nouvelle-edit...

[PCINpact] En Australie, un site bloqué, 250 000 surbloqués

L’Australian Securities & Investments Commission (ASIC) vient de décrocher la médaille d'argent du surblocage. Lors d’une audition devant le Sénat australien, le régulateur financier a admis avoir surbloqué accidentellement 250 000 sites alors qu’elle n’en ciblait qu’un. Un nouvel exemple des dangers de cette réponse technique aux problèmes juridiques. […]

Si l’EFF salue la volonté de l’ASIC de rendre désormais un peu plus de comptes ou de se rapprocher avec les opérateurs pour mieux aiguiser ses demandes, l’organisation réclame l’arrêt immédiat de cette procédure « jusqu’à ce que l’ASIC apprenne comment le système d’adressage fonctionne. ». À tout le moins, elle sollicite l’intervention préalable du juge avant toute demande de blocage. […]

Ces points noirs du blocage ont été signalés de long en large par de nombreux rapports, tel celui intitulé « Filtrage d’Internet - Equilibrer les réponses à la cybercriminalité dans une société démocratique » (rapport), la note de Christophe Espern un des co-fondateurs de La Quadrature du Net, ou l'étude d'impact de la Fédération française des télécoms (FFT).

http://www.pcinpact.com/news/80342-en-australie-site-bloque-250-000-surb...

[Atlantico] Panorama des techniques qui permettent de ne pas se faire repérer sur Internet

Les événements en Turquie poussent certains contestataires à communiquer sur le web en masquant leur adresse IP par différentes techniques. Plus généralement, c’est aussi le cas dans de nombreux régimes soumis à la censure, lors des révolutions arabes ou encore même… en France. Quels sont ces moyens de surfer sur le web de façon anonyme ? […]

Jérémie Zimmermann : « Avant de répondre, je tiens déjà à préciser qu’il n’y a pas d’anonymat total sur le web. C’est une illusion, tout comme l’est la notion de sécurité absolue. » [...]

Est-ce légal en France ? Quels en sont les usages dans des pays démocratiques où la liberté d’expression est garantie ? […]

Jérémie Zimmermann : « Pour quels usages ? La parole anonyme fait partie intégrante de la liberté d’expression et à ce titre doit être protégée, ces outils-là peuvent donc servir en ce sens. De tout temps dans l’histoire de l’écriture, on a eu des textes publiés soit anonymement, soit sous pseudo et qui ont été des contributions essentielles au débat public. » […]

http://www.atlantico.fr/decryptage/navigation-privee-panorama-techniques...

[BugBrother] Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer

Les sites web que vous visitez, les recherches que vous faites sur Google, une bonne partie de ce que vous partagez sur Facebook en particulier, et l’Internet en général, sont des données personnelles qui relèvent de votre vie privée. […]

La Quadrature du Net a très bien résumé les tenants et aboutissants de ce combat autour de la notion de "consentement explicite" : "Exiger un consentement explicite ne porterait atteinte qu'aux entreprises qui ne respectent pas notre vie privée. Les autres, en revanche, ne pourraient que bénéficier du gain de confiance résultant du véritable contrôle donné aux utilisateurs." […]

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/06/05/du-droit-a-violer-la-vie-pr...

[20minutes] Bruxelles précise ses plans pour la neutralité du Net

La commissaire européenne, Neelie Kroes, veut empêcher le blocage ou le ralentissement de certains services mais ses détracteurs l'accusent de faciliter la création d'un Internet à deux vitesses...

Dans les grandes lignes, le discours de Neelie Kroes visant à « garantir la concurrence et un Internet ouvert en Europe » va dans le bon sens. Mais quand on parle de neutralité du Net, le diable se cache dans les détails. Et selon ses détracteurs, le plan de la commissaire européenne en charge du numérique cède trop de terrain aux acteurs des télécoms alors que le temps presse avant les élections européennes de mai 2014. [...]

« Si vous avez acheté un système de vidéoconférence, vous voudrez sans doute une offre vous garantissant un débit de qualité constante. Si vous êtes prêts à payer davantage pour cela, aucune règle européenne ne devrait vous en empêcher », dit Kroes. Traduction: elle propose une voie rapide payante, garantie sans bouchons. Pour l'association La Quadrature du Net, la commissaire a « cédé sous la pression des opérateurs ». [...]

http://www.20minutes.fr/high-tech/1168071-20130605-bruxelles-precise-pla...

[Mediapart] Accord « transatlantique » : il n'y a pas que l'exception culturelle !

Après le vote enthousiaste d'une majorité d'eurodéputés, le 23 mai à Strasbourg, il reste peu d'obstacles politiques à l'ouverture des discussions entre les États-Unis et l'Union européenne, censées déboucher, à terme, sur la plus grande zone de libre-échange au monde. Sauf rebondissement, les États membres de l'UE devraient donner leur feu vert le 14 juin, et permettre aux autorités bruxelloises d'ouvrir de périlleuses négociations avec Washington. […]

Nous avons interrogé des associations de la société civile, pour dresser l'inventaire de leurs inquiétudes. « À ce stade, nous ne pouvons formuler que des inquiétudes, puisque nous n'avons accès à aucun document, et que ces discussions se déroulent dans une complète opacité », regrette Céline Grillon, responsable du plaidoyer international au sein d'Act Up-Paris. […]

L'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) avait été massivement rejeté par les eurodéputés en juillet 2012. Mais certaines associations s'inquiètent de voir des dispositions d'ACTA resurgir dans les négociations commerciales avec les États-Unis. « On redoute un ACTA ++, un ACTA aux hormones, qui ferait le jeu des maximalistes du copyright », prévient Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net. D'autant que, pour ce dernier, « rien n'a bougé dans la tête des négociateurs de la commission, malgré le rejet d'ACTA ».

Cette association se méfie en particulier du retour de deux articles du traité. Le premier prévoit des sanctions pénales en cas de contrefaçon « à échelle commerciale ». « Avec ce critère, on introduit du droit pénal dans un accord commercial, alors que le droit pénal fait partie intégrante de la souveraineté des États… Il n'y a pas besoin d'être bac + 8 pour comprendre que c'est fumeux », juge Jérémie Zimmermann. Autre épouvantail de l'époque ACTA : la notion d'« efforts coopératifs », censée permettre une coopération entre États et entreprises privées, pour renforcer la lutte contre la contrefaçon. […]

Des dizaines de collectifs en Europe avaient signé en mars un texte exhortant à « sortir la propriété intellectuelle » du futur accord entre l'Union et les États-Unis (« No IP in TAFTA! », en VO dans le texte). Mais ils n'ont pas été suivis, en mai, par les eurodéputés, qui se sont contentés d'appeler la commission à « prévoir une protection solide » de ces secteurs – sans l'exclure du mandat de négociation. Peu probable que l'affaire évolue d'ici le 14 juin. […]

http://www.mediapart.fr/journal/international/020613/accord-transatlanti...

[FranceInfo] Données personnelles : faut-il oublier "le droit à l'oubli numérique" ?

L'Europe cherche actuellement à se doter d'un nouveau règlement sur la protection des données personnelles. Mais comment protéger ces données ? […]

Pour La Quadrature du Net, la solution serait d'"encourager le contrôle souverain des individus sur leurs données. Qu'ils aient vraiment le moyen de refuser leur exploitation, martèle Philippe Aigrain. Ça passe par la loi, par le contrôle. Et par l'éducation des internautes". La Quadrature du Net d'ailleurs participe à la campagne européenne Nakedcitizens.eu, soustitrée "Take control of your data".

Mais l'association se fait peu d'illusions sur l'issue des débats, face au "lobbying forcené des Google, Facebook, mais aussi des banques ou sites de vente qui veulent exploiter nos données sans contrainte". […]

http://www.franceinfo.fr/europe/donnees-personnelles-l-impossible-droit-...

[PCINpact] Propriété intellectuelle : l'accord TAFTA, un drôle de TTIP

La version consolidée de l’accord Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA) visant à instaurer une zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis est désormais connue. Le texte voté par les eurodéputés milite bien pour l’exclusion de l’audiovisuel des débats. [...]

Toutefois, dans l’alinéa suivant, les mêmes auteurs du texte expliquent que « la propriété intellectuelle est l'un des moteurs de l'innovation et de la création ainsi qu'un des piliers de l'économie de la connaissance », de fait, « l'accord devrait prévoir une protection solide de secteurs précisément définis des droits de propriété intellectuelle ». Les différents efforts pour accentuer la protection de la propriété intellectuelle, notamment dans son versant pénal, pourraient donc être de la partie. C’est cette petite ligne-là qui fait craindre à des associations comme la Quadrature du Net, un retour par la fenêtre de l’accord ACTA. Pour le coup, aucun verrou particulier n’a été placé pour éviter cet appel d’air, alors que les parlementaires avaient pourtant rejeté massivement l’accord ACTA le 4 juillet 2012. [...]

http://www.pcinpact.com/news/80137-laccord-tafta-drole-tipp.htm

[Clubic] Le CSA se dit légitime sur le Web mais « refuse de porter le képi »

Le Conseil Supérieur de l'audiovisuel ne serait pas vraiment enclin à se voir attribuer les pouvoirs de sanctions liés à la riposte graduée. En revanche, son président se montre tout à fait favorable à un élargissement de ses compétences à l'Internet. [...]

Selon Le Figaro, le gouvernement semble s'être rangé du côté d'Olivier Schramek et ne serait plus vraiment enclin à suivre les recommandations du rapport Lescure quant à l'attribution de pouvoirs de sanctions au CSA. Il plancherait en ce moment sur un « projet alternatif » afin de confier le pouvoir de sanction au juge. Les dossiers litigieux seraient alors transmis au juge par l'intermédiaire d'une nouvelle commission, rattachée administrativement au CSA (structure ad hoc).

Ce qui risquerait d'alourdir le dispositif de la riposte graduée, que la commission Lescure comme le gouvernement souhaitaient initialement fluidifier. [...]

http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/actualite-562084-csa-gend...

[Ecrans] Rapport Lescure : la Quadrature du Net lâche ses coms

Alors que Pierre Lescure l'a frontalement taclée cette semaine dans les médias en l'accusant de prendre trop de place dans le débat, la Quadrature du Net — association de défense des libertés en ligne — rappelle qu'elle a mis en ligne un outil qui permet à tous les internautes de commenter et prolonger en commun la synthèse du rapport sur l'adaptation du monde de la culture à l'économie numérique. [...]

Ce à quoi Jérémie Zimmermann a longuement répondu sur son compte Twitter, puis chez PC Inpact, où il rappelle que la Quadrature n’est pas une représentante des internautes mais un groupement de juristes et activistes du réseau. Dans ce sens, elle « ne représente qu’elle-même. Elle crée des outils pour permettre à chacun de mieux se représenter et défendre ses libertés ». [...]

Le lancement d’une discussion collaborative autour des 80 propositions du rapport Lescure va dans cette même direction citoyenne, au-delà d’un échange de mots doux entre Pierre Lescure et la Quadrature du Net.[...]

http://www.ecrans.fr/Rapport-Lescure-la-Quadrature-du,16441.html

[Ecrans] Rapport Lescure : le CSA se voit déjà en régulateur soft du web

Olivier Schrameck, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a plaidé aujourd’hui en faveur d’une « autorégulation » de l’Internet, quelques semaines après la remise du rapport Lescure qui propose notamment de supprimer l’Hadopi en tant qu’autorité administrative indépendante et de confier la lutte contre le téléchargement illégal au CSA qui deviendrait le nouveau « régulateur de l’offre numérique culturelle ».

Certains acteurs de l’Internet, dont la Quadrature du net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur le web, ont émis de vives critiques sur cette évolution, qui fait craindre une automatisation des amendes pour téléchargement illégal et un verrouillage accru des contenus en ligne sous l’autorité d’un CSA renforcé. […]

http://www.ecrans.fr/Rapport-Lescure-le-CSA-se-voit,16436.html

[Slate] La Cnil, futur juge d'Internet

Selon nos informations, l'institution pourrait devenir l'autorité du Net français dont tout le monde parle depuis des lustres, mais que personne n’a jusqu’ici fait émerger. Quitte à récupérer quelques patates chaudes (blocage de sites) dont sa présidente ne veut pas. […]

Certaines des nouvelles fonctions voulues par le gouvernement pourraient bien faire passer la Cnil du statut enviable de protectrice des citoyens à celui bien moins sympathique de contrôleur du Net. […] « Il n’est pas absurde qu’elle soit l’autorité administrative qui dise si oui ou non il est légal et proportionné de bloquer tel ou tel site », nous explique un membre du gouvernement […]

Cette mise en garde trouve écho au sein de La Quadrature du Net, qui estime que « le gouvernement se moque du monde s’il refile le bébé du filtrage administratif de la Loppsi à la Cnil, après avoir annoncé un moratoire ». « Tout continue comme sous Sarkozy », poursuit Félix Treguer, juriste et membre de l’association, pour qui le blocage des sites Internet est par ailleurs « illégitime, car inefficace et dangereux ». [...]

Mais si contrôler le blocage des sites Internet ne provoque pas vraiment un tollé à la Cnil, il y a en revanche une autre fonction dont elle ne voulait surtout pas se voir échoir : la riposte graduée. […] Là encore, question de cohérence. Et certainement de symbole. Vision qui a fini par l'emporter dans les arbitrages interministériels : déjà identifié comme le boloss du Net, qui rêve d'appliquer aux tuyaux les mêmes règles valant pour les tubes cathodiques, le CSA devrait bel et bien se voir refourguer le bâton merdeux de la réponse graduée dont personne ne voulait. [...]

http://www.slate.fr/story/72815/cnil-futur-juge-internet

[France5] Médias, le magazine - 26 mai 2013

Extrait de l'émission Médias, le magazine diffusée le 26 mai 2013 sur France 5 avec Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.france5.fr/emissions/medias-le-magazine/diffusions/26-05-2013...

[PCINpact] Représentativité : la Quadrature du Net réplique à Pierre Lescure

Les propos de Pierre Lescure à l’égard de La Quadrature du Net n’ont pas été au goût de son co-fondateur. Dans une pluie de tweets, Jérémie Zimmermann répond à l’ex-numéro un de Canal, qui juge les membres de l’association « très très fiers d’eux-mêmes  » et n'ayant « pas la science infuse ». [...]

Fait amusant, dans la vidéo diffusée lors de l’émission, Jérémie Zimmermann s’est simplement contenté de pomper les chiffres de la Hadopi pour affirmer lui aussi que les internautes qui téléchargent sont aussi ceux qui achètent le plus. À Lescure, il répond surtout que la Quadrature « ne représente qu'elle-même. Elle crée des outils pour permettre à chacun de mieux se représenter et défendre ses libertés. ».

http://www.pcinpact.com/news/80014-representativite-quadrature-net-repli...

Voir l'extrait de l'émission.

[PCINpact] Selon Pierre Lescure, La Quadrature du Net n’a « pas la science infuse »

Pierre Lescure ne semble pas avoir apprécié le lapin que lui a posé La Quadrature du Net en septembre dernier ni les critiques à l'égard de son récent rapport. Invité hier sur France 5, l'ancien PDG de Canal+ a vivement attaqué l'association de défense des libertés numériques, jugeant qu'il s'agissait de gens « très très fiers d’eux-mêmes » et n'ayant « pas la science infuse ». [...]

Mais qu’est-ce qui a bien pu valoir à La Quadrature du Net de telles piques de la part de l’ancien PDG de Canal+ ? Il faut reconnaître que les relations sont loin d’être au beau fixe entre les protagonistes, surtout depuis que le « grand prêtre » Philippe Aigrain a décidé de ne pas participer aux auditions de la mission Lescure. [...]

Contacté par PC INpact en décembre dernier, Philippe Aigrain avait maintenu ses critiques à l’égard de la légitimité de la mission Lescure. À l’époque, il affirmait que « toute la stratégie de ce que vont être les recommandations de la mission Lescure, c’est de continuer par tous les moyens de lutter contre le partage non-marchand entre individus, simplement en n’attaquant pas directement les internautes, mais en attaquant ceux qui constituent un moyen pour eux de pratiquer ce partage ». [...]

http://www.pcinpact.com/news/80004-selon-pierre-lescure-la-quadrature-ne...

Voir l'extrait de l'émission.

[LesEchos] Culture et Internet : la timidité du rapport Lescure

Plus de dix ans après l'irruption d'Internet à haut débit dans les foyers français, l'acte II de l'exception culturelle a le mérite d'embrasser tous les aspects du problème. Mais ne constitue en rien une rupture. [...]

D'une façon générale, les réactions à ce rapport ont été presque sans surprise : le monde de la création l'a globalement applaudi, la presse anglo-saxonne a ironisé sur la frénésie de taxes, les opérateurs télécoms aussi, la Quadrature du Net a dénoncé la poursuite de la répression et les majors du disque ont déploré l'affaiblissement des sanctions contre les pirates… Rien de vraiment surprenant pour un acte II moins trépidant que le premier acte.

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202776119461-culture-et-intern...

[Mediapart] Le CSA est-il en train de faire main basse sur le net ?

Sur l’Internet français, l’homme à suivre du moment n'est pas un énième gourou du web, mais un énarque, ancien directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, et depuis janvier 2013 nouveau président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) : Olivier Schrameck. […]

Le 13 mai dernier, la mission Lescure rendait en effet un rapport proposant non seulement de transférer les pouvoirs de l’Hadopi au CSA, mais également de l’autoriser à passer des conventions avec des sites internet sur le modèle du « donnant-donnant ». […]

Des inquiétudes partagées par La Quadrature du Net qui a publié une analyse du rapport Lescure particulièrement critique. Pour le porte-parole de l’association de défense des internautes, Jérémie Zimmermann, ce projet de renforcement des pouvoirs du CSA est « à la fois absurde et dangereux. Absurde car le CSA a été au départ institué pour réguler l’attribution des fréquences hertziennes dans un contexte de rareté. Avec un nombre de canaux et de plages horaires limités, il fallait effectivement répartir les fréquences en fonction de certains critères, gérer les temps de parole, etc. Mais avec Internet, on a totalement changé de contexte. Il n’y a plus de rareté à gérer ni à organiser. Au contraire, Internet, c’est l’abondance ».

« C’est ensuite dangereux, poursuit Jérémie Zimmermann, car les règles du CSA ne sont pas du tout adaptées au Web : on s’en remet à de vieux dinosaures liés aux grands groupes de l’audiovisuel. Il suffit de lire l’article 1er de la loi de 1986, qui liste une série d’exceptions à la liberté de communication, pour se rendre compte de la dangerosité de ce projet. »

http://www.mediapart.fr/journal/economie/240513/le-csa-est-il-en-train-d...

[Clubic] TAFTA : l'exception culturelle épargnée mais les craintes persistent

Ce jeudi, les députés européens ont voté l'exclusion de l'audiovisuel du mandat de la Commission dans le cadre de l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis, qui devrait commencer à être négocié en juin. [...]

« Le Parlement européen pourrait être sur le point d'adopter un mandat autorisant explicitement la Commission européenne à inclure dans les négociations de TAFTA ce qu'ils ont rejeté avec ACTA, la version actuelle de la résolution votée mercredi proposant une protection solide de secteurs précisément définis des droits de propriété intellectuelle », écrivait vendredi La Quadrature du Net. [...]

http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/actualite-560838-exceptio...

[PCINpact] TTIP-TAFTA : l’audiovisuel épargné mais ACTA non évincé

Grande satisfaction dans le milieu de la culture. Après une intense campagne, le Parlement européen a fini par voter la résolution qu’il souhaitait : le retrait de l’audiovisuel des négociations sur la zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis. Toutefois, l’accord souffre d’un manque de verrou pour empêcher un retour d’ACTA par la petite porte, voire pour éviter une perturbation sur l’actuelle réforme du règlement sur les données personnelles. [...]

La Quadrature du Net ne dit pas autre chose : « les députés européens ont donné leur feu vert à la Commission pour inclure dans TAFTA des dispositions renforçant la protection du droit d'auteur et des brevets, contrairement aux demandes des organisations européennes et internationales. Cette décision est le premier pas vers un nouvel accord commercial susceptible de porter atteinte à nos libertés fondamentales et à un Internet libre au nom de la protection des intérêts de l'industrie du divertissement. D'un point de vue démocratique, pour que les négociations à venir soient transparentes et respectueuses des droits fondamentaux, il est indispensable que nous, les citoyens, prenions part au processus. »

http://www.pcinpact.com/news/79940-ttip-tafta-l-audiovisuel-epargne-mais...

[LeMonde] Audiovisuel : des acteurs du Net s'inquiètent du futur rôle du CSA

C'est un sujet qui est passé sous le radar : le gouvernement envisage d'élargir les pouvoirs du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sur Internet. Et cette volonté ne se limite pas à confier à l'autorité la gestion du téléchargement illégal, jusqu'ici dévolue à la médiatisée et controversée Hadopi, comme le propose le rapport Lescure […]

Le CSA ne régule actuellement que les chaînes de télévision hertziennes et leurs services de vidéo à la demande […]

"C'est la pierre angulaire, l'aspect le plus dangereux du volet répressif du rapport Lescure", n'hésite pas à réagir Jérémie Zimmermann, de la Quadrature du Net, collectif de défense des libertés sur le réseau. […]

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/05/21/audiovisuel-de...